Après un an au pouvoir, un verdict d’échec total décerné à Ariel Henry et ses alliés SDP-Fusion-MTV-Inite

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L’insécurité, à son comble, les citoyens méritent une action ponctuelle et décisive, qui dépasse la volonté et la compétence du pouvoir

André Michel, Edmonde Beauzile doivent également porter sur leur dos la pleine et entière responsabilité du supplice et massacre du peuple haïtien par les gangs armés PHTK et proches de la coalition PHTK-SD-Fusion-MTV-Pitit Dessalines-Inite.

Extrait de l’Edito de H-O. Le bilan de SDP-Fusion-MTV…les nouveaux alliés de PHTK : « Résumons-les : insécurité, flambée des prix, rareté récurrente de carburants, crise énergétique, insécurité alimentaire, chute vertigineuse de la gourde par rapport au dollar américain, croissance économique négative et la peur installée à l’échelle nationale causée par les actes criminels de bandits sur les populations…« 

Editorial de Haiti-Observateur

New York, mercredi 27 juillet 2022 ((rezonodwes.com))–

Après un an, qu’il a passé, à la primature, à titre de Premier ministre de facto, Ariel Henry se voit décerner un verdict d’échec total. Dans une entreprise sérieuse, le Conseil d’administration n’ aurait d’autre choix que de lui montrer la porte. Mais il ne s’inquiète guère d’être éjecté de la fonction qu’il occupe puisque, dans son esprit, le pays n’est pas doté de moyens de le mettre en disponibilité, malgré son incapacité à rectifier le tir. Aucune chance non plus que, constatant l’année entière qu’il a fait perdre à la nation, il se retire de lui-même. À ce tournant, le pays doit se donner de nouveaux moyens pour « kòche kabrit la » (autres moyens d’écorcher la chèvre).

Les réseaux sociaux regorgent de prises de position et d’articles de journaux traitant de l’année qu’Ariel Henry a passé comme Premier ministre de facto. Il semble que tous les intervenants fassent chorus autour de l’échec cuisant de la gestion du neurochirurgien bombardé politicien, mais qui n’a su afficher aucune aptitude d’une per-sonne apte à exceller dans un domaine autre que sa profession. Il n’a pu fournir les rendements qu’attendait le pays, en matière de bonne gouvernance et de respect des normes constitutionnelles et d’intégrité administrative. La condamnation générale, dont il fait l’objet par de nombreuses critiques, fait de lui in intrus s’obstinant à s’accrocher aux com mandes du pays, au risque de dé-clencher une rébellion aux conséquences incalculables. Tant pour Haïti que pour lui-même. Car, à lire et entendre les opinions émises à son égard, à la suite de ses douze mois, à la tête d’un Exécutif monocéphale, on peut conclure à un rejet presque total de sa gestion du pays.

En effet, aucune note positive n’est retenue au sujet de l’administration d’Ariel Henry et de son équipe, dont toutes les évaluations se confinent dans la catégorie rouge. Au niveau des groupes qui négociaient avec lui, en vue d’arriver à une formule de gouvernement de consensus, des voix s’élèvent aussi pour dénoncer sa non tenue des promesses formulées dans le cadre des accords qui ont été signés et auxquels il avait pleinement adhéré.

Certes, il est reproché au Premier ministre de facto d’avoir omis de rétablir l’autorité de l’État. Aussi bien de n’avoir mis en place aucune stratégie en vue d’arriver aux procès des dilapidateurs des USD 4.2 milliards $ du Fonds PetroCaribe, ainsi que des auteurs et commanditaires des massacres per pétrés dans les zones défavorisées, et des assassinats dont les exécutants cou rent encore. Ou encore le rétablissement d’une atmosphère sécuritaire, tant à la capitale que dans les dix départements géographiques du pays.

L’insécurité provoquée par les gangs armés sévissant en permanence, les critiques du Dr Henry lui reprochent de n’avoir développé aucune initiative visant la neutralisation de ces derniers et leur élimination définitive. Telle une dangereuse épidémie, les criminels sèment la mort, au quotidien, en sus de provoquer la paupérisation des familles et des entreprises par le kidnapping contre rançon. Face à cette crise, le Dr Henry et ses proches collaborateurs affichent une indifférence déroutante, au point de se faire assimiler aux complices des criminels. L’insécurité, à son comble, les citoyens méritent une action ponctuelle et décisive, qui dépasse la volonté et la compétence du pouvoir. Aussi les appels au départ du Premier ministre de facto se révèlent-ils légitimes et urgents.

En clair, l’administration Henry affiche son incapacité dans tous les domaines. Au point que son impact négatif influence tous les aspects de la vie des citoyens. Les attentes réitérées des citoyens, mais restées inaccomplies, au cours des douze derniers mois, sont multiples. Autres raisons indiscutables d’ exiger le bannissement d’Ariel Henry de la primature.

En effet, l’administration PHTKiste, dirigée par le Dr Henry se caractérise par son absence de politique publique, par rapport au développement économique et social durable; et l’accéléra-tion incontrôlée de l’insécurité. Sans omettre les nombreuses crises auxquelles est confronté le pays, sans exception de couches sociales, mais affectant sur-tout les strates défavorisées de la population. Résumons-les : insécurité, flambée des prix, rareté récurrente de carbu-rants, crise énergétique, insécurité alimentaire, chute vertigineuse de la gourde par rapport au dollar américain, croissance économique négative et la peur installée à l’échelle nationale causée par les actes criminels de bandits sur les populations. En sus de la corruption battant son plein au sein de l’administration publique. Dans ce même contexte, s’ajoute la crise migratoire faisant des jeunes du pays des chercheurs d’asile dans d’autres pays d’ac-cueil, montés sur des embarcations fragiles, et potentiellement devenus chair à requin.

Les citoyens sont également révoltés par la politique de pillage systématique des ressources nationales du Premier ministre de facto. Ce qui favorise l’enrichissement spectaculaire de l’-équipe au pouvoir se solidarisant, en bon adeptes du PHTK, dans le détournement des fonds de l’État. Non seulement les proches collaborateurs d’Ariel Henry accumulent des millions, aux dépends de la caisse publique, ils offrent aussi de gros avantages à leurs alliés politiques admis à bord, à la faveur de négociations politiques devant aboutir à un accord, en vue de la formation d’un gouvernement de consensus.

Pour se faire une juste idée du sentiment qui anime les penseurs, par rapport aux douze mois de gestion d’Ariel Henry, l’exposé à ce sujet fait par le journaliste Roberson Alphonse, sous le titre « L’année Henry ou le déclin en abyme », publié dans l’édition du 21 juillet du quotidien Le Nouvelliste, est plus qu’édifiant. Si M. Alphonse se garde de suggérer la fin de sa prestation comme chef de facto de l’Exécutif monocéphale, le journaliste ne manque pas d’exposer les motifs d’une fin de règne du neurochirurgien.

En effet, au deuxième paragraphe de son texte fleuve, le rédacteur du Nouvelliste fait parler Ariel Henri, reconnaissant la descente aux enfers générale de son administration, pour toute l’année qu’il a bouclée au pouvoir. Aussi, écrit-il : « M. Henry, en laissant ‘ à d’autres ’ le soin de faire son bilan, a implicitement fait un aveu d’ échec, d’un déclin en abyme de ses 12 mois au pouvoir ».

Après avoir énuméré, de manière élaborée, les différents domaines de sous performance, sinon vraiment d’ac-tion zéro d’Ariel Henry, évoquant ses failles politiques et les dérives déjà énumérées, Roberson Alphonse ne fait aucune concession. Il conclut : « Avec l’année Henry, avec ce déclin en abyme, le pire est un vécu et une promesse».

L’édition de la veille, soit du 20 juillet, dans son éditorial, offert par Frantz Duval, le rédacteur en chef de ce même quotidien, fait la synthèse de l’année Henry. Le danger qu’il annonce s’étale au grand jour.

Aussi M. Duval proclame-t-il : « En juillet 2022, ce qui inquiète ce n’est même pas l’enchaînement des graves nouvelles mais bien l’absence de perspective. La routine du pire qui s’installe. La société, comme étourdie, est insensible à son propre sort. Les politiciens qui jouent à être des responsables sont les fiers pères et mères du pire qui prend racine. La routine d’un naufrage ».

De toute évidence, l’échec constaté de l’année Henry, pour répéter Roberson Alphonse et paraphraser Frantz Duval, dont l’issue guette le pays, arrivé inexorablement, s’il est donné à Ariel Henry de continuer sa carrière chaotique à la tête de la nation. Mais, quoique puissent dire et faire les sup-porteurs du Premier ministre de facto, au niveau de la communauté internationale, il appartient au peuple haïtien de donner un violent coup de frein et d’ar-rêter net la « machine Henry ». Il est plus que temps !

Edito de Haiti-Observateur
VOL. LII, No. 30 New York: Tel : (718) 812-2820; • Montréal (514) 321-6434; • Port-au-Prince: (011 509) 223-0785 • Paris (33-1)43-63-28-10 27 juillet - 3 out 2022

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