Le Vatican ne prendra pas part au « Conseil de la paix » proposé par le président américain Donald Trump pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, a annoncé mardi le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège.
À l’issue d’une rencontre avec le président italien Sergio Mattarella et la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni, Mgr Parolin a précisé que le Vatican ne pouvait s’associer à cette initiative « en raison de sa nature particulière », distincte de celle des États.
Le cardinal a également exprimé des réserves sur la participation de l’Italie comme observateur, évoquant « certains points critiques » nécessitant des éclaircissements. Il a notamment rappelé que la gestion des crises internationales relève en priorité de l’Organisation des Nations unies.
Imaginé pour favoriser la résolution des conflits armés, le « Conseil de la paix » prévoit une contribution d’un milliard de dollars pour ses membres permanents, suscitant des critiques sur un possible « Conseil de sécurité payant ».
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a défendu la présence de Rome à la réunion inaugurale à Washington, soulignant l’importance stratégique des relations italo-américaines et l’engagement constitutionnel de l’Italie en faveur de la paix.

