Le Parlement péruvien a destitué mardi le président par intérim José Jeri pour « manque d’aptitude » à exercer ses fonctions, au terme d’une procédure accélérée. La motion a été adoptée par 75 voix sur 102, dépassant largement le seuil requis, à deux mois de l’élection présidentielle.
Âgé de 39 ans, José Jeri était devenu chef de l’État en octobre après la destitution de Dina Boluarte. Il est le septième président du pays en dix ans, illustration d’une instabilité politique chronique.
Les députés doivent élire mercredi un nouveau président du Parlement, appelé à assurer l’intérim jusqu’à l’investiture du prochain chef de l’État le 28 juillet. Parmi les candidats figurent notamment María del Carmen Alva, donnée favorite.
José Jeri faisait l’objet de deux enquêtes préliminaires pour « trafic d’influence ». Il rejetait toute accusation, affirmant disposer de « toute la légitimité morale » pour gouverner.
Ce nouvel épisode souligne la crise institutionnelle persistante dans ce pays andin, marqué depuis 2016 par une succession de confrontations entre un Parlement puissant et un exécutif fragilisé.

