A Cuba, le parlement approuve un nouveau Code Pénal, mais Haiti invité au Sommet des Amériques, c’est le « démocrate » Ariel Henry, qui, par un éventuel décret illégal, va le mettre en application

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L’église catholique d’ Haïti et les leaders protestants qui avaient dénoncé le coté “immoral” du code pénal PHTK-Binuh, vont-ils continuer à rester dans l’expectative tout en reniant leur position affichée hier? Le temps presse.

A Cuba, le Parlement approuve le nouveau code pénal en session contrairement en Haïti, dont le dirigeant principal – qui concentre tous les pouvoirs – est invité à la rencontre spéciale pour les dirigeants démocrates de l’Amérique, en juin prochain à Los Angeles.

Lundi 16 mai 2022 ((rezonodwes.com))–Juin arrive et l’église catholique et les sectes protestants qui dénonçaient dans le passé le code pénal « immoral » de Jovenel Moise, ont gardé le silence et évité de se prononcer sur l’entrée éventuelle en vigueur de ce nouvel outil favorable à PHTK, alors que la justice haïtienne est à genoux. Même le commissaire du gouvernement mène campagne pour abandonner le bicentenaire aux gangs et déplacer le palais de Justice, a fait remarquer un internaute.

« De tous les décrets liberticides pris par Jovenel Moise, en dehors des prescrits de la loi, un seul a été rapporté par le gouvernement de facto du Premier ministre Ariel Henry », a déclaré l’ex-parlementaire Manes Joseph Louis, en avril dernier, précisant qu’il s’agit uniquement de ANI.

A part celui-là, a-t-il poursuivi, PHTK3 garde et conserve tous les actes et décisions pris par le défunt président, notamment le décret sur le Code pénal contesté publié “à la fin de son mandat constitutionnel, le 7 février 2021”, a-t-il insisté.

Ainsi, Dr. Ariel Henry, passé pour un dirigeant « démocrate » aux yeux de ses tuteurs qui l’ont intronisé à la Primature, à partir d’un tweet, a son billet en poche pour Los Angeles, en dépit du piétinement des droits humains en Haiti sous son administration partagée avec SDP-Fusion-MTV-Inite.

D’autre part, à Cuba, l’Assemblée nationale a approuvé dimanche un nouveau code pénal qui comprend 37 nouvelle infractions, entre autres, le financement externe des médias, ainsi que le renforcement des sanctions liées à la corruption.

La nouvelle loi – approuvée à l’unanimité lors de cette session extraordinaire du Parlement, et presque un an après les manifestations antigouvernementales du 11J – entrera en vigueur 90 jours après sa publication au Journal officiel de la République. Les députés ont approuvé le projet de loi lors d’une séance à laquelle ont participé le président Miguel-Díaz Canel et l’ancien président, Raúl Castro (2008-2018).

En ce qui concerne les peines maximales, le code pénal maintient, à titre exceptionnel, la possibilité de prononcer la peine de mort dans 23 infractions pénales. « Cuba aura une loi moderne, équitable, adaptée à la réalité socio-économique du pays », a déclaré le président du Tribunal suprême du peuple (TSP), Rubén Remigio Ferro, en présentant le texte de la législation qui remplace celle de 1987.

Toutefois, dans un communiqué de presse publié samedi, une ONG basée à Londres, a mis en garde contre le fait que le projet en son article 19, viole « diverses dispositions du cadre international des droits de l’homme et intervient à un moment où la répression s’intensifie ».

Ferro a expliqué qu’il s’agit d’une loi qui intègre des sanctions pour faire face à la discrimination dans toutes ses manifestations, à la violence de genre et familiale, aux actes contre les mineurs ou dans les situations de handicap.

En ce qui concerne les peines maximales, le code pénal maintient, à titre exceptionnel, la possibilité d’imposer la peine de mort pour 23 crimes extrêmement graves. Et quid du Code pénal du régime PHTK, jugée « immoral » par l’église catholique ?

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