20 février 2026
PNH | Scandale – Arrestation de 3 policiers impliqués dans la libération illégale d’un bandit pour plus d’un million de Gourdes
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PNH | Scandale – Arrestation de 3 policiers impliqués dans la libération illégale d’un bandit pour plus d’un million de Gourdes

Dimanche 3 avril 2022 ((rezonodwes.com))–Le responsable de la Prison civile de Fort-Liberté, l’inspecteur divisionnaire, Desrosiers D. Joseph et les policiers Gérald Bien-Aimé et Jean Snayder Midy sont accusés de faux en écriture et usage de faux pour exécuter l’ordre de libération de Sammuel Dorvil, arrêté pour des chefs d’accusation d’assassinat, de vols à mains armées, de détention illégale d’armes à feu, de viol,  selon le commissaire du gouvernement de la juridiction de Fort-Liberté, Éno Zéphyrin.

M. Zéphirin, exprime son dégoût après avoir identifié le nommé Sammuel Dorvil, défiler mercredi 30 mars, sans inquiétude dans des rues de la ville. Il rappelle que le citoyen a été interpellé sous ordre du Parquet pour divers chefs d’accusation et sa libération s’effectue en dehors des dispositions légales. 

Les policiers fautifs ont, selon des informations, reçu plus d’un million de Gourdes pour pouvoir libérer Sammuel Dorvil, un bandit notoire, arrêté par le Parquet de Fort-Liberté. « Desrosiers D. Joseph, responsable du centre carcéral, Gérald Bien-Aimé et Jean Snayder Midy ont eu recours à des actes irréguliers et déshonorants pour  libérer des prisonniers ». 

Selon le chef de la poursuite, après avoir rédigé l’acte de remise en liberté de Sammuel Dorvil, les policiers coupables ont utilisé le sceau du Parquet de Fort-Liberté pour authentifier le document. Ils ont par la suite mis à exécution l’ordre en complicité avec d’autres acteurs du système judiciaire dans la juridiction.

Les faits de libération de détenus en dehors des circuits légaux ne sont pas nouveaux dans la juridiction du chef-lieu du département du Nord’Est. Il est de coutume que des policiers corrompus participent dans le scandale de libération de prisonniers. Ils ont opté pour imiter la signature du chef de la poursuite pour signifier des actes judiciaires.

Le commissaire du gouvernement de ce ressort Éno Zéphirin, nommé à la tête du Parquet, il y a quatre mois, se dit engagé pour mater ce réseau de corruption qui gangrène l’apparence judiciaire.

Dans l’intervalle, le chef du Parquet, Éno Zéphirin, annonce qu’une enquête a été diligentée afin de remonter d’autres complices impliquant des avocats, des juges et d’autres acteurs de la chaîne pénale.

Hervé Noel

vevenoel@gmail.com

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