20 février 2026
Lettre ouverte des Directeurs Départementaux du Ministère de l’Environnement
Actualités Société

Lettre ouverte des Directeurs Départementaux du Ministère de l’Environnement

À l’attention du public et des autorités compétentes 

Objet : Dénonciation des manœuvres anti-administratives, des pratiques clientélistes de  Joseph Emmanuel PHILIPPE, une personne décriée à la tête de la Direction Générale du  Ministère de l’Environnement (MdE). 

Mesdames, Messieurs et autorités compétentes, 

Par la présente lettre ouverte, nous, Directeurs Départementaux du Ministère de  l’Environnement, estimons de notre devoir citoyen de porter à la connaissance de l’opinion  publique et des instances de contrôle de l’État, les graves dérives observées dans la gestion  actuelle de Joseph Emmanuel PHILIPPE, comme Directeur général décrié à cause de ses actes  de corruptions, de clientélismes et de gouvernance arbitraire pour tirer profits et gagner des  allégeances personnelles. 

Depuis son accession à la Direction générale, Monsieur Emmanuel PHILIPPE ne s’est  jamais montré comme un rassembleur ni un facilitateur. Bien au contraire, son mode de gestion  ; fondé sur la confrontation permanente, l’autoritarisme et les décisions unilatérales ; a  profondément détérioré la cohésion sociale, la stabilité institutionnelle et le climat de travail au  sein du MdE. Il dirige le Ministère selon ses caprices, en violation flagrante des normes  administratives, des principes de bonne gouvernance et d’éthique. 

Déjà, le 06 août 2025, une correspondance officielle émanant des Directeurs  Départementaux avait mis à nu les manœuvres corruptives et clientélistes de Monsieur  Emmanuel. Au lieu d’en tirer les enseignements nécessaires et d’amorcer un changement de  leadership, il n’a fait qu’aggraver la situation en multipliant des actes de représailles,  d’intimidation et de règlements de comptes. Et depuis lors, toutes les rencontres de planification  stratégique ou de réalisation de conseil de direction au MdE ont connu une paralysie totale. 

Dans sa frénésie à vouloir poursuivre avec ses pratiques arbitraires, Monsieur Joseph  Emmanuel PHILIPPE a tenté de placer l’une de ses amantes inexpérimentée et dépourvue de  compétences requises à la tête du Bureau National de l’Ozone (BNO). Cette tentative a échoué en raison d’une grande protestation de la majorité des employés dudit ministère.  

De surcroît, Monsieur Emmanuel a rempli des postes au ministère en y plaçant des  amantes, des membres de sa famille et des proches. Il a même mis l’une de ses amantes, sans  qualification ni compétence requise, comme « point focal jeune des réserves de biosphères  d’Haïti » pour représenter le pays dans l’international, tout en éjectant de cette fonction un cadre  qualifié et compétent (la dernière mission en Chine pour le compte d’Haïti à ce sujet traduit un  désastre consommé et une honte pour le pays).  

De plus, une cadre affectée à la Direction générale a été arbitrairement transférée pour  avoir refusé de se plier à des exigences personnelles, malsaines et inacceptables du Directeur  général. Plus grave encore, une autre cadre très compétente et pleine d’expérience affectée à la  Direction générale, a été transférée de façon humiliante vers un autre bureau du MdE au seul 

motif qu’elle avait accepté une invitation de la Direction Départementale Environnementale du  Nord pour participer à une mission de supervision d’un projet dans le Nord. Ladite mission est  en relation avec sa spécialité, car elle détient un diplôme en sciences de gestion. À noter  qu’ouvertement le Directeur Départemental Environnemental du Nord n’adhère pas aux  pratiques de mauvaise gouvernance du Directeur Général.  

Par ailleurs, des matériels et équipements offerts par un projet pour le renforcement de  la Direction des Zones Côtières et Marines (DZCM) du MdE sont portés disparus à la direction  générale avec l’aide de certaines structures centrales dudit ministère sans laisser de traces (l’accusé réception de ces matériels est disponible comme preuve pour toute consultation).  

Parallèlement, Monsieur Joseph Emmanuel PHILIPPE a bloqué, sous ordre  conditionnel du parti politique REN, les nominations et les promotions des cadres des directions  départementales dans le but d’affaiblir les directeurs départementaux qui dénoncent ses  malversations.  

Monsieur Emmanuel PHILIPPE devrait être le garant de l’ordre administratif et du bon  fonctionnement des services publics déconcentrés, mais il s’est préférablement érigé en  défenseur de l’indéfendable en renforçant la corruption qui est une pratique très courante au  sein du MdE. Actuellement, il est le représentant incontournable du stratagème de pillage du  Ministère de l’Environnement par le CHRAD, tout récemment supporté par une ex-conseillère  observatrice de l’ancien CPT, du REN et d’autres structures associées. 

La nécessité d’un audit sur les projets d’investissements publics et le budget de  fonctionnement dudit ministère pendant les dix dernières années s’impose. Des projets  concernant les campagnes nationales de reboisement, la redynamisation des directions  départementales, la gestion des crues, la redynamisation des centres de germoplasme (dont  deux, dans le Nord et le Nord-ouest sont accaparés par le CHRAD malgré leur inauguration par  le président Jovenel Moise depuis 2020) et autres.  

Aujourd’hui, la grande majorité des Directeurs centraux, pour éviter d’être persécuté, dénonce en catimini ou dans l’anonymat, la mauvaise gouvernance du Directeur Général.  Beaucoup d’employés du MdE central craignent de s’exprimer publiquement par peur de  représailles, de transferts abusifs ou de sanctions administratives déguisées. Un dirigeant  conflictuel, corrompu et soutenu par le REN, ayant un problème grave de relations humaines,  provoquant des tensions, en conflit permanent avec la majorité des hauts cadres et membres du  personnel qu’il est censé diriger, ne peut prétendre à une quelconque légitimité institutionnelle. 

En conséquence, nous lançons un appel solennel à toutes les autorités compétentes de  l’État haïtien, aux instances de contrôle et de supervision administrative, afin qu’elles se  penchent sans délai sur cette situation alarmante qui prévaut à la direction générale du Ministère  de l’Environnement. Il en va de la sauvegarde de ce patrimoine public, de la crédibilité de  l’administration et de la nécessité d’éviter que le MdE ne sombre davantage dans le chaos, au  détriment du bien-être collectif et de l’intérêt général. 

Pour authentification

 Les signataires.  

Nom & Prénom Département Signature 

BRUTUS Maguet 

Directeur de la DDNi/MdE 

CHERISIER Jean Marc Directeur de la DDS/MdE AUGUSTIN Yves 

Directeur de la DDC/MdE JOSEPH Fontescony Directeur de la DDN/MdE CHARLES Luckin 

Directeur de la  DDNE/MdE 

NOEL Luckner 

Directeur de la  DDNO/MdE 

BAIN Ulrick 

Directeur de la DDO/MdE MAXCIA Kelly 

Directeur de la  DDGA/MdE 

Nippes Sud 

Centre 

Nord Nord-Est Nord-Ouest Ouest Grand’Anse

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