27 octobre 2026
Drogue mortelle : une cocaïne frelatée fait 22 morts et plus de 80 hospitalisations en Argentine
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Drogue mortelle : une cocaïne frelatée fait 22 morts et plus de 80 hospitalisations en Argentine

Les autorités argentines estimaient jeudi la situation « stabilisée » après avoir récupéré une grande partie de la cocaïne frelatée qui a tué au moins 22 personnes près de Buenos Aires et a jeté une lumière crue sur l’ampleur du problème de la drogue dans le pays.

Vendredi 4 février 2022 ((rezonodwes.com))–

Au moins 22 personnes sont mortes et plus de 80 ont été hospitalisées, en banlieue de Buenos Aires, après une intoxication massive due à de la cocaïne frelatée, ont annoncé les autorités.

Les autorités ont dans l’après-midi de mercredi lancé un appel urgent dans les médias. Ceux qui ont acheté de la drogue dans les dernières 24 heures doivent la jeter, a déclaré le ministre de la Sécurité de la province de Buenos Aires, Sergio Berni. Les autorités sont en train d’essayer de localiser la substance toxique pour la retirer de la circulation, a-t-il ajouté.

Des opérations de police ont été menées dans la banlieue défavorisée, tenant par endroits du bidonville, de Loma Hermosa, au nord-ouest de la capitale, et une dizaine de personnes ont été interpellées, selon le ministre provincial rendu sur place.

Trois trafiquants d’un réseau local dont dépendait le point de vente, un taudis inhabité, ont été arrêtés à l’aube jeudi. 

L’alerte a été donnée mercredi matin lorsque plusieurs décès et hospitalisations pour intoxication, à divers degrés de gravité, sont survenus dans trois hôpitaux distincts de la banlieue de Buenos Aires, à Hurlingham, Tres de Febrero et San Martin. Plusieurs des personnes hospitalisées ont indiqué aux soignants qu’ils avaient consommé ensemble de la cocaïne.

Les victimes, parmi lesquelles plusieurs hommes d’une trentaine et quarantaine d’années, auraient souffert de violentes convulsions et d’arrêts cardiaques foudroyants, selon des rapports médicaux cités par plusieurs médias. Il y a un composant important qui attaque le système nerveux central, a avancé M. Berni.

Quand on dit mauvaise cocaïne, on ne parle pas ici de cocaïne pourrie ou périmée, mais coupée avec une substance toxique, a expliqué M. Berni.

Chaque revendeur qui achète de la cocaïne la coupe. Certains le font avec des substances non toxiques, comme l’amidon. D’autres y mettent des hallucinogènes. Et s’il n’y a aucun contrôle, ce genre de choses arrive, a-t-il ajouté.

Le procureur Lapargo a estimé que la piste d’un frelatage délibéré de la cocaïne, dans le cadre d’un règlement de comptes entre narcotrafiquants rivaux et évoquée par plusieurs médias, était à ce stade de la conjecture.

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