La communauté de l’Union européenne exprime ses vives préoccupations face à la persistance de la crise sociopolitique et le refus des acteurs haïtiens de s’entendre sur un agenda commun pour adresser les défis. La désignation de Fritz Alphonse Jean et de Steven Benoit pour conduire la transition de rupture se limite en un processus « virtuel », juge le chef de la délégation de l’U.E en Haïti, Sylvie Tabesse.
Mardi 1er février 2022 ((rezonodwes.com))–
Les débats et controverses sur l’échéance symbolique du 7 février 2022 traduisent l’incapacité des protagonistes à dégager une entente inclusive pour surmonter cette date, estime l’ambassadrice Sylvie Tabesse.
La désignation de l’économiste Fritz Jean et de l’ancien sénateur Steven Benoit, respectivement comme Président de la République et Premier ministre pour diriger « la transition de rupture » dans le cadre de l’Accord Montana, doit s’affirmer.
« Fritz Jean et aussi Steven Benoit sont connus pour leurs compétences et leurs qualités, ce peut être, je le souhaite sincèrement, un pas dans la bonne direction pour élargir l’accord qui existe à l’heure actuelle. Je ne peux m’empêcher de constater que cette désignation reste un peu virtuelle », a réagi Sylvie Tabasse.
La diplomate qui rencontrait la presse, lundi à Pétion-Ville, dans le cadre des échanges sur la crise, plaide en faveur d’un engagement commun, un rapprochement des cadres pour répondre aux préoccupations.
Pour elle, l’intérêt collectif s’impose sur les interprétations d’une date symbolique.
« L’objectif de l’UE était celui-là, demeure celui-là, sera celui-là ; établir un partenariat solide avec le pays pour l’aider à retrouver un chemin pour rétablir un avenir meilleur pour tous. Il y a certains points communs sur lesquels on pourrait construire, il faut vraiment s’acharner à trouver un accord pour se concentrer sur les urgences du pays », a déclaré la diplomate.
A propos des élections, l’UE entend s’engager dans le processus si les conditions et un climat sécuritaire favorable à ces joutes soient réunis, prévient la diplomate française.
Hervé Noel
vevenoel@gmail.com

