Note de presse
Fait à Port-au-Prince, le 10 Décembre 2021 ((rezonodwes.com))–
La liberté individuelle, comme tous les autres droits fondamentaux est garanti et protégé par la Constitution et par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Cependant, les prisons en Haïti sont bondées de gens contre lesquels aucun jugement n’a été rendu. Ils sont enfermés pendant longtemps, sans qu’aucune décision ne vienne régulariser leur situation. Ce phénomène est dû aux Juges qui décident systématiquement de les placer en détention préventive.
Or, selon les dispositions de l’article 26 de la Constitution de 1987, nul ne peut être maintenu en détention s’il n’a comparu dans les quarante-huit heures qui suivent son arrestation par devant un Juge appelé à statuer sur la légalité de l’arrestation, et si ce Juge n’a confirmé la détention par décision motivée.
Pourtant, il arrive que beaucoup de personnes passent plusieurs jours en garde à vue, et même des années en détention sans voir un Juge décider de leur sort après des arrestations en marge des articles 24-1 et 24-2 de la Constitution.
Ainsi, à l’occaion de la Journée Internationale de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le Forum des Juristes pour l’Application de l’État de Droit en Haïti (FJAEDH), préoccupé, par le respect scrupuleux de la Constitution et de la loi, exige au Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique Me. Berto DORCÉ le respect de la Constitution en penchant en toute urgence sur le dossier des personnes placées en détention préventive prolongée et celui des prisonners politiques.
Car, nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ni exilé.
Me. Isaac ALCIDE
Secrétaire Général.
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