Crise en Guadeloupe et en Martinique : au-delà de la contestation sociale, des tensions identitaires

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En ce mois de novembre 2021, la Guadeloupe et la Martinique connaissent une situation sociale fortement perturbée. Conjointement avec la proclamation d’une grève générale, on assiste à une irruption de la violence : blocage par des barrages routiers, véhicules calcinés, pillages, incendies d’habitations, présence dans l’espace public de manifestants armés… Pour tenter de remédier aux troubles, Paris a envoyé des détachements du Raid et du GIGN en Guadeloupe sans pour autant apporter une solution à la crise.

Ces événements sont l’aboutissement d’un activisme préalable contre les mesures et restrictions prises pour faire face à l’épidémie de Covid-19, qui avait déjà donné lieu à des saccages de centres de santé, voire même à des menaces de mort contre le personnel soignant…

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La déferlante du variant delta a été pourtant particulièrement sévère en Guadeloupe et Martinique. Ainsi au mois du 2 au 8 août, la Guadeloupe a enregistré 1.769 nouveaux cas pour 100.000 habitants, un taux d’incidence vertigineux ; sur la même période, les taux d’occupation des hôpitaux en Martinique atteignaient les 223%.

De façon plus générale les régions ultra-marines ont accueilli avec méfiance les préconisations de l’Etat. Cette tendance s’inscrit dans une histoire longue, ponctuée de scandales sanitaires et environnementaux comme l’affaire du chlordécone, un insecticide particulièrement nocif pour les sols et la population, utilisé pendant une longue…

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