Mardi 2 novembre 2021 ((rezonodwes.com))– Quand les intellos tet kale, comme Doré, Lubérice et Claude Joseph parlent de leur fausse doctrine baptisée pompeusement »jovenelisme », ils oublient de signaler que leur régime a été l’un des plus grands prédateurs de la presse haïtienne.
En quatre ans et demi de règne, cinq journalistes ont été lâchement assassinés et le corps de l’un d’entre eux n’a jamais été retrouvé.
Vladymir Legagneur, en effet a disparu depuis le 14 mars 2018, un an un mois après l’installation du régime Tet Kale 2. Les déclarations de l’institution policière n’ont fait qu’entretenir le flou autour de ce drame.
Le présentateur de l’émission «Ti bat bouch » de Radio Sans Fin a été assassiné le 10 juin 2019 dans son véhicule dans la zone de Portail Léogane.
Néhémie Joseph a été tué par balles et placé dans le coffre de sa propre voiture par ses assassins. Avant sa mort, la victime avait déclaré publiquement qu’un sénateur Tet Kale du Centre et un ex-maire complotaient pour lui enlever la vie. Jusqu’à présent, le dossier est toujours au point mort.
Diego Charles, journaliste de Radio Vision 2000, a été abattu vers 23 heures, le 29 juin dernier, à l’entrée de son domicile dans le quartier de Christ-Roi, par des hommes non identifiés circulant à moto.
Les agresseurs ont également abattu la militante politique Marie Antoinette Duclair. Ancienne journaliste de RSF, Nettie Duclair avait co-fondé avec Diego Charles le journal en ligne, La Republik.
Les travailleurs de la presse ont payé un lourd tribut durant ces quatre ans et quelques cinq mois d’un pouvoir géré par des populistes et faux nationalistes qui n’ont cessé de prêcher la haine et d’ériger la violence en principe de gouvernance.
Plusieurs journalistes ont été agressés verbalement et physiquement. Certains ont reçu des balles tirées à bout portant par des policiers et militaires des Forces Armées d’Haïti, juste pour avoir été pris en flagrant délit … de travailler.
« Alors que les attaques meurtrières contre les journalistes haïtiens se poursuivent, les autorités ne semblent que trop disposées à balayer ces incidents sous le tapis, en imputant les meurtres à la violence générale des gangs ou en ouvrant des enquêtes vides sans résultat, alimentant ainsi un cycle de violence et d’impunité », a déclaré Natalie Southwick, coordinatrice du programme Amérique centrale et du Sud du CPJ, à New York, après l’exécution de Diego Charles de Nettie Duclair.
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