29 octobre 2026
Martissan 4 : Un autobus attaqué par des bandits, des blessés rapportés
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Martissan 4 : Un autobus attaqué par des bandits, des blessés rapportés

À Martissant comme dans l’entrée Sud de Port-au-Prince et ses périphéries, la paix, la tranquillité dépendent de l’humeur des chefs de gangs «Izo» et «Ti Lapli». L’attaque armée contre un autobus ayant fait plusieurs blessés confirme la suprématie des gangs.

Mardi 12 octobre 2021 ((rezonodwes.com))– Un autobus du transport public qui tentait de traverser, dans l’après midi du lundi, le quartier de Martissant 4 a été pris pour cible par des bandits de Grand-Ravine et de Village-de-Dieu. Selon des témoins, le conducteur du véhicule, après avoir refusé d’obtempérer aux instructions des bandits pour immobiliser l’autobus, a été pris pour cible. 

Les seigneurs de la terreur ont dégainé leurs armes en direction du véhicule qui filait à vive allure. Plusieurs passagers sont sortis blessés par balles à la suite de cette attaque, rapportent des sources concordantes. Les hommes armés dirigés par «Izo» après leur forfait, ont rançonné des passants, dépouillé des usagers qui longeaient la route nationale numéro 2. 

D’autres chauffeurs, tétanisés par l’écho des exactions des bandits, ont décidé d’immobiliser leurs véhicules dans des lieux moins exposés en espérant que le calme revienne après les violences. Dans l’intervalle, une file d’autobus, reliant le Grand-Sud et des automobiles de particuliers, a été observée dans des zones limitrophes de Carrefour.

La veille des incidents, le nommé chef de gang, redoutable criminel de Village-de-Dieu, «Izo» a promis de faire régner le trouble en réponse à une intervention des policiers pour tenter de ramener la paix dans l’entrée Sud de Port-au-Prince.

Il a acté ses menaces de paralyser toutes les activités socio-économiques dans la zone et terroriser la population civile. Jusqu’en milieu de journée de mardi 12 octobre, la situation restait tendue dans la Troisième Circonscription de Port-au-Prince. Des tirs sporadiques résonnaient, la peur s’installait, alors que la Police nationale d’Haïti (PNH) manque toujours à l’appel.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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