Comme avait prévenu le directeur du Bureau des mines et de l’énergie (BME), le géologue Claude Prépetit, de nouvelles répliques se multiplient après le séisme du 14 août dernier, semant la panique parmi les sinistrés. Les failles demeurent très actives, ne cesse de répéter sur les ondes le spécialiste haïtien
Mercredi 25 août 2021 ((rezonodwes.com))– Avant l’évaluation de la magnitude, des sinistrés ont dû se mobiliser aux risques d’être victimes d’une nouvelle catastrophe. Dans la métropole du Sud, jeudi, de très tôt, de nouvelles secousses ont créé la torpeur.
Des déplacés des abris provisoires se sont réveillés dans leur sommeil avec des sensations éprouvées d’un éventuel séisme.
Quelques minutes après les secousses, des commentaires fusaient de toute part et des sinistrés ont dû attendre avant de regagner leur site d’hébergement.
Dans le Grand Sud, particulièrement aux Cayes, la réponse à la catastrophe se heurte aux conditions psychologiques des déplacés. Aucun projet d’assistance psychosociale aux personnes affectées n’a été jusqu’ici envisagé.
À la moindre activation des excravatrices, des citoyens fuient leur camp de fortune craignant de possibles effet dévastateurs.
La coordination de l’aide humanitaire, plus d’une semaine après, patine. Les organisations non gouvernementales, les institutions étatiques, les associations caritatives peinent à orienter les opérations vers les besoins réels des affectés du Grand Sud.
Hervé Noëlvevenoel@gmail.com

