28 octobre 2026
Corruption : L’ULCC recommande des poursuites judiciaires contre une soixantaine de maires
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Corruption : L’ULCC recommande des poursuites judiciaires contre une soixantaine de maires

Les soixante-trois (63) ex maires du département de l’Ouest et des Nippes sont visés par l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) pour n’avoir pas accompli ni à l’entrée ni à la sortie leur déclaration de patrimoine malgré les mesures de mise en demeure de l’institution, selon son directeur général Me Jacques Hans Ludwig Joseph.

Lequel des ministres du gouvernement de facto d’Ariel Henry a déjà fait sa déclaration de patrimoine? Frantz Exanctus, Mathias Pierre en ont-ils fait autant?

Jeudi 5 août 2021 ((rezonodwes.com))– Dix (10) rapports d’enquête finalisés ont été transmis à la justice haïtienne pour les suites appropriées, a annoncé, mercredi, le directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC). Me Jacques Hans Ludwig Joseph, qui intervenait, mercredi dans le cadre d’une rencontre avec la presse, fait également état de 70 requêtes adressées au commissaire du gouvernement demandant la poursuite de 63 maires dans l’Ouest et dans les Nippes.

Ces anciens édiles, selon le responsable de l’ULCC, doivent être poursuivis pour n’avoir pas pu accomplir leur déclaration de patrimoine, malgré les mises en demeure de l’institution.  Jean Hislain Frédéric, Bélande Petit-Frère, Nathanaël Jean-Baptiste figurent parmi les personnalités citées dans le rapport, dit-il.

Dans l’intervalle, le directeur général de l’ULCC blâme certains acteurs qui s’improvisent en militants de droits humains, opposants politiques, défenseurs des droits humains, militants anti-corruption, avocats pour organiser les actes de corruption. Me Jacques Hans Ludwig Joseph se dit interpellé par ces « figurent» qui se déguisent sous plusieurs chapeaux pour institutionnaliser la corruption.

En outre, il dit attendre que des décisions de justice soient prises de manière impartiale afin de faire triompher la justice au bénéfice des intérêts de l’État.

« L’ULCC entend mettre à profit tous les pouvoirs accordés par le décret du 8 septembre 2004 faisant du directeur général, en article 2, de protecteur né des biens publics. Il en résulte, que le directeur général de l’institution est habilité à constater les infractions de corruption, à en rassembler les preuves, à en rechercher les auteurs et les déférer à la justice », a-t-il plaidé.

Hervé Noel

vevenoel@gmail.com

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