par Michaud Joanier
Vendredi 10 juillet 2021 ((rezonodwes.com))– L’assassinat de Jovenel, survenu, en sa résidence privée, à Pèlerin 5, le 7 février 2021, est diversément interprété dans le milieu haïtien voire au-delà de nos frontières !
En effet, les avis divergent d’autant plus que le président défunt ne fut assassiné dans la rue mais dans sa résidence privée où il devait être flanqué de sa garde rapprochée !
L’on comprend bien que c’est à juste qu’on se questionne sur le pourquoi et le comment que le président Jovenel Moïse puisse être assassiné sans qu’il ait ni morts ni blessés dans son camp, parmi ceux-la même qui se étaient en charge de sa protection !
Toutefois, s’il fallait comptabiliser de victimes, on pourrait dire qu’il a eu deux : Un mort et une blessée !
Le mort, le président Jovenel Moïse lui-même et la blessée, Martine Moïse, son épouse !
Une question assez fondamentale à se poser : Comment les assaillants puissent arriver dans la cour du président sans entrave ?
Les informations filtrées font état des hommes blancs parlant français et anglais couramment qui se font passer pour des agents de la DEA !
Là encore, en invoquant la langue parlée et la provenance des assaillants, n’est-ce pas une malicieuse façon pour les autorités : Premier ministre, Directeur Général de la police, Ministre de l’intérieur… d’orienter l’enquête, s’exonérant ainsi, de surcroît, leurs responsabilités ?
En tout cas, il est bruit qu’une bonne partie de ces prétendus individus composant le commando avaient déjà participé à une opération militaro-policière, à Laboule, laquelle opération devant déloger le chef de gang Ti Makak et ses soldats !
On est, peut-être, en droit de se demander, tout aussi bien, si on n’en profitait de la présence de ces mêmes hommes sur notre sol pour en faire venir d’autres mercenaires devant porter ce coup fatal à Jovenel Moïse, devant réaliser le sale boulot ?
Comment des étrangers puissent entrer dans le pays sans que le ministre de l’intérieur ne soit au courant alors que les hôtels voire les particuliers ont l’obligation de communiquer l’identité, la durée de séjour des étrangers accueillis chez eux ?
Si l’enquête, il devrait y en avoir, des pistes assez intéressants sont déjà disponibles allant des hébergeurs en passant par les différents barrages de police franchis par les probables assaillants jusqu’à atteindre la résidence du président débouchant à la commission de l’acte final, l’exécution du président Jovenel Moïse !
La personne ayant conduit Martine Moïse à l’hôpital aussi doit-être entendu par les enquêteurs… Léon Charles, Gonzague Day, Ardouin Zéphirin, Jean Raguel Civil, principal coordonnateur de la sécurité du président… pourraient être en première loge concernés par l’enquête s’agissant d’un dysfonctionnement dans la chaîne de commandement !
Donc, si ceux qui devaient démissionner de leur poste suite à cet odieux assassinat essaieraient de grimper au plus haut sommet de l’État, leur audace ne saurait leur soustraire de leurs responsabilités !
Des observateurs pensent que Jovenel est victime de la façon même qu’il dirigeait le pays par la violence dûment caractérisée par la fédération des gangs,l’instrumentalisation de l’institution policière,la vassalisation de la justice, le gaspillage, l’impunité, les persécutions politiques et ses récurrentes provocations face à ce qu’il appelait les oligargues corrompus !
L’appui des américains au président s’autoproclamé, Claude Joseph, risque d’aggraver la situation politique, attiser les tensions, rendre davantage ingouvernable le pays !
La déclaration de Madame Lalime,considérée comme proconsul en Haiti, à Washington,où elle s’est dit prête à supporter Ti Claude jusqu’aux prochaines élections,soit le 26 septembre 2021, pourrait être un véritable irritant politique majeur surtout que ce même Binuth soutenant les gangs était toujours en là mais n’a rien foutu, en fait, alors que sa mission consistait à camper les institutions dans le pays, favoriser l’équilibre politique et économique et social !
À quoi doit-on s’attendre dans cette conjoncture politique ô combien mouvementée ?
L’avenir nous dira le reste, en tout cas !
Michaud Joanier
Paris, France

