27 octobre 2026
Le Collectif des Organisations de Défense des Droits des Migrants et Rapatriés dénonce la passivité des autorités face aux exactions du gang 400 mawozo
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Le Collectif des Organisations de Défense des Droits des Migrants et Rapatriés dénonce la passivité des autorités face aux exactions du gang 400 mawozo

Note de dénonciation

Le Collectif des Organisations de Défense des Droits des Migrants et Rapatriés (CODDEMIR) dénonce la passivité des autorités face aux exactions du gang 400 mawozo

Lundi 28 juin 2021 ((rezonodwes.com))– Depuis plusieurs mois, la population haïtienne subit la loi des gangs armés un partout sur le territoire. Ce samedi 26 juin, la commune de la Croix-des-Bouquets a connu une journée de terreur, orchestrée par les bandits du gang 400 mawozo. Une dizaine de véhicules ont été incendiés. Des pertes en vie humaine ont été également rapportées.

Le Collectif des Organisations de Défense des Droits des Migrants et Rapatriés (CODDEMIR) constate avec beaucoup de peine et un sentiment de révolte l’attitude des autorités face à ces exactions. Aucune action concrète n’est entreprise pour freiner ces dérives.

Malgré la situation chaotique du pays, les autorités en place préfèrent continuer leur propagande, laissant la population seule face à la barbarie des gangs armés. La situation qui règne au niveau de la troisième circonscription de Port-au-Prince depuis le début du mois de juin 2021 en est une autre preuve. Plusieurs centaines de compatriotes dont des femmes, des enfants ont été contraints de fuir leur demeure sans avoir aucune destination.

Le pouvoir exécutif et le haut-commandement de la police nationale restent les bras croisés. Rien d’étonnant lorsqu’on sait que c’est le pouvoir en place, avec la bénédiction de la communauté internationale, qui a fédéré une dizaine de gangs pour faire avancer ses projets.  Comment ne pas les pointer du doigt lorsqu’on sait que ces autorités détiennent la liste des principaux importateurs d’armes dans le pays? Pourquoi ne réagissent-ils pas ?

Dans n’importe quelle société humaine contemporaine, lorsqu’un groupe de citoyens se retrouve en difficulté, les institutions se doivent de réagir en leur apportant son soutien. Or en Haïti,  c’est l’État lui-même qui est de connivence avec les bourreaux des citoyens paisibles. Devant un tel état de fait, l’on devrait pouvoir compter sur les groupes organisés de la société et même  les institutions internationales. Mais l’on est toujours dans l’expectative. L’on attend que la situation s’empire pour réagir. Comme si elle n’était assez pourrie.

Tout en saluant les élans de solidarité envers les victimes des gangs armés, plus particulièrement les déplacés de Martissant, le Collectif des Organisations de Défense des Droits des Migrants et Rapatriés appelle à un sursaut patriotique  La mobilisation et l’union étant les seules armes qui nous restent si nous voulons empêcher la disparition de notre chère patrie.

Pierre Garot NERE

Directeur executif

Tel :(509)37174703

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