Lettre ouverte à Madame Eveline Tabares
Directrice des Ressources Humaines
Siege Action Contre la Faim, New-York
Madame Eveline Tabares,
Nous avons reçu le 23 juillet 2020 le rapport de l’investigation menée par l’équipe de gestion de plaintes en ligne de votre organisation suite au dépôt de notre plainte le 3 juillet 2020 après notre résiliation abusive du contrat de travail survenue le 30 avril 2020 pour cause de discrimination et de racisme au Projet WaSH Choléra/Coronavirus à la base d’Action Contre la Faim à Port-de-Paix. Nous vous remercions pour la soumission tardive des conclusions du rapport d’investigation. Cependant, nous ne savons pas comment vous avez mené les enquêtes pour conclure que nos allégations ne sont pas fondées voyant les faits incriminés. Toutefois, comme vous étiez à la fois juge et partie dans le traitement de ce dossier cela peut se comprendre. Car, les conclusions de l’enquête prouvent à quel point la corruption caractérise votre institution au plus haut niveau. C’est pourquoi, nous nous inscrivons en faux contre les conclusions de l’enquête. Les lignes qui suivent passeront en revue les faits qui constituent le fondement de notre plainte et les nouvelles perspectives.
Comment pouvez-vous déduire que nos allégations n’ont pas de fondement alors que La Coordonnatrice de Terrain, Nelly Mitja, a vraiment l’habitude de nous traiter comme bon à rien, bande de bordelle et de voleurs d’œufs au sein de la base d’Action Contre la Faim à Port-de-Paix ? Votre code de conduite lui donne cette autorisation Madame Tabares ?
Est-ce que vous avez donné l’autorisation aux responsables des ressources humaines de la mission en Haïti de mettre Bicachena de côté après avoir réussi le concours WaSH Choléra en août 2018 tout simplement parce qu’elle était enceinte pour privilégier arbitrairement et partialement une autre personne qui n’a pas même réussi le concours ? Pourtant, parmi les 11 personnes recrutées lors de notre quarantaine forcée du 31 mars 2020 au 16 avril 2020, il y avait une femme enceinte et plusieurs autres personnes qui ont des liens de parenté et/ou filiation au premier degré avec d’autres employés (relations père/fille, mari/femme, frère/sœur). Votre département des ressources humaines a primé le favoritisme et la médiocrité sur la transparence et l’intelligence. Sincèrement, vous avez fait preuve de n’avoir pas la tenue d’être aux commandes d’une organisation humanitaire. Car, il y a trop de gens sans humanité qui sont impliqués dans les prises de décision au niveau supérieur.
Comment pouvez-vous conclure que nos allégations ne sont pas justifiées pendant que Nelly Mitja nous a demandés de travailler au sein du bureau de Port-de-Paix avec toutes les portes fermées uniquement pour protéger ses poules badigeonnant l’espace avec des excréments quotidiennement ? L’ordre de traiter les poules mieux que les travailleurs humanitaires haïtiens au sein de la Base de Port-de-Paix provenait directement de vous, Madame Tabares?
Suite à une rencontre à laquelle nous avons protesté contre la cohabitation entre les poules et les employés au sein du bureau de Port-de-Paix à la fin du mois de février 2020, Nelly Mitja a juré à notre supérieur hiérarchique immédiat, Emmanuel Augustin, qu’elle nous attendra au tournant pour avoir posé des questions sur l’existence de ses poules. Id est, votre code de conduite cautionne tout cela ? Elle avait le droit de nous faire payer vraiment puisque les conclusions de votre enquête sans méthode confirment que tout a été fait au respect du code de conduite et de la législation sociale haïtienne.
Est-ce que le rapport a pris en compte notre mise en quarantaine sans fondement et discriminatoire qui a eu lieu en dehors du protocole reconnu par MSPP en la matière durant la période allant du 31 mars au 16 avril 2020 ? En plus, notre vie a été mise en danger par Leveque Jean, le Logisticien de la base de Port-de-Paix. Ce dernier avait remis une liste contenant les noms de tous les employés de l’Action Contre la Faim qui ont pris part le 28 mars 2020 à la cérémonie du mariage de Joel Pierre au Gardien du Bureau. Par méchanceté, cette liste arrive à faire malheureusement le tour des réseaux sociaux notamment WhatsApp. Donc, les conclusions du rapport confirment que le code de conduite de votre organisation prône la stigmatisation. Si oui, votre code de conduite va à l’encontre des principes humanitaires et des normes établies par l’Etat ? Sur quelle base la Mission de l’Action Contre la Faim en Haïti a mis des employés en quarantaine sans informer le MSPP et la DPC, deux acteurs incontournables dans la lutte contre le coronavirus en Haïti.
Vous avez simulé une question de coronavirus qui n’existe pas pour aboutir simplement à notre révocation suivant la volonté manifeste de Nelly Mitja et de ses complices. Comment osez-vous faire une telle chose au sein d’une institution humanitaire ? Vous avez révoqué un personnel qui n’a pas été au mariage et vous avez reconduit certains qui y étaient. Discrimination ! Vous avez été tombés dans votre propre piège. En conséquent, vous serez en charge de vos actions de punition pour votre propre personne. A savoir, cette décision excessive dégradant notre bien-être humain s’attache à votre existence ad vitam aeternam. En agissant de la sorte, vous êtes en train d’attirer tout bonnement une malédiction sur votre institution. Certainement, elle pourra sombrer dans le chaos si rien ne se fait pour rectifier le tir.
Etiez-vous au courant que la Responsable des Ressources Humaines sur Port-de-Paix, Madame Rosetania Gelin avait envoyé un chauffeur chez nous avec des avenants contrats pendant que nous étions en quarantaine pour signature sans tenir compte de notre état de santé ? Cela a été fait pour pouvoir accomplir tout simplement les formalités administratives devant aboutir à notre résiliation abusive de contrat suivant l’ordre des hauts dignitaires de la mission en Haïti.
Est-ce que vous étiez informée que nous n’avons reçu aucun appui moral, ni soutien psychosocial au cours des deux semaines environ passées en quarantaine ? A la fin de cette dernière, le 17 avril 2020, la Responsable des ressources humaines nous a demandés de signer des avenants de contrat. Nous étions en situation de faiblesse à cause de notre état mental. En plus, aucun test n’a été fait afin d’enlever l’étiquette coronavirus sur notre personne avant notre retour au bureau. En effet, nous n’avons pas pu apporter attention sur la durée du contrat. Ainsi, nous avons signé sans y apporter trop attention.
Il faut dire, durant la période d’août 2018 jusqu’à mars 2020, le renouvellement de nos contrats se faisait constamment sur une base trimestrielle. Mais, suite à certains échanges entre nous et notre supérieur hiérarchique immédiat, Emmanuel Augustin, nous avons été informés que les avenants signés le 17 avril 2020 étaient pour un mois. C’est-à-dire, pour la période allant du 1er au 30 avril 2020.
Comme les 11 personnes nouvellement recrutées avaient eu également un contrat pour 15 jours, soit du 15 au 30 avril 2020, on n’avait pas compris le jeu. Mais, nous allons comprendre que nous avons été pris dans un piège lorsque Madame Rosetania nous a sollicités pour la signature des fiches de paie pour le mois d’avril 2020. Drôle de coïncidence, les 11 nouvelles personnes ont reçu une fiche de paie normale avec renouvellement de contrat pour 2 mois, et nous, nous avons reçu des soldes de tout compte sans renouvellement de contrat. Cela signifie que nous étions mis à la porte sans aucune forme de procédure après avoir rendu de loyaux services à l’institution. Cette manière d’agir bafoue la dignité humaine. Notons que nos compétences dépassent de loin celles des 11 personnes sur papier et dans la pratique.
La situation de Bicachena est encore plus absurde parce qu’elle avait réussi un concours pour un projet de développement ayant une durée de 36 mois ; et bizarrement, les responsables l’avaient assignée à un projet d’urgence. Et voilà, elle a été mise à la porte à ce dernier et parallèlement le projet de développement continue. Notons qu’elle avait mis en péril sa vie durant la période baptisée « pays lock» pour aller passer une entrevue à Port-au-Prince pour gagner ce poste. Avez-vous du cœur, Madame Tabares ? Le Mandat de l’UNICEF n’est-il pas la protection de l’enfance, de la femme et des personnes vulnérables ? Comment UNICEF a-t-il pu donner de l’argent pour financer une institution qui ne respecte pas son mandat ? Parallèlement, le projet d’urgence auquel on a résilié le contrat de Bicachena pour rien et sans motif valable continue également. UNICEF doit questionner ses malversations qui se font avec ses fonds. On attend votre réaction face à ces escrocs UNICEF.
En passant, il faut vous dire que les responsables des ressources humaines et d’autres personnalités très influentes au sein de la mission en Haïti ont l’habitude de transférer des employés en fin de contrat aux autres projets en cours de recrutement ou ceux en manquent de personnel. Il suffit que ces employés aient le profil recherché pour le poste en question. Toutefois, cela se fait pour l’instant sur une base exclusivement partisane. Car, il est valable pour certains employés et non pour certains d’autres particulièrement nous trois. Quel crime odieux qu’on a commis pour mériter ce traitement au sein d’une institution humanitaire ? Ne nous dites pas, Madame Tabares, c’est tout simplement parce qu’on avait posé des questions sur la cohabitation entre des poules et des employés au bureau de Port-de-Paix ?
Madame Tabares, nous ne savons avec quelle baquette magique que vous avez produit la recette évoquant que nous nous trois (Bicachena Lorfils, Enante Petit-Frère et Joel Pierre) n’avaient pas eu le profil recherché lors du recrutement des 11 personnes. Avez-vous lancé un avis de recrutement au grand public, Madame Eveline Tabares ? Avez-vous lu le dossier de chaque postulant pour faire le triage, Madame Tabares ? Avez-vous organisé un test écrit, Madame Tabares ? Notons que ces 11 personnes ont participé uniquement à un entretien sous la forme. Toutes les 11 personnes ont été retenues. En revanche, UNICEF avait demandé de renforcer notre seule et unique équipe de 3 membres avec 4 autres équipes ayant le même nombre de personnes chacune. Ce qui donnera 15 personnes en total sur le département du Nord-Ouest. Par égoïste, excès de pouvoir ou tout bonnement méchanceté, vous avez résilié le contrat de nous trois et renouvelé ceux des 11 personnes. Ainsi, nous étions automatiquement en chômage et il y avait 4 postes vides. Horrible ! Vous êtes des criminels notoires. Vous récolterez ce que vous avez semé très prochainement.
De l’autre côté, aux Gonaïves, face aux mêmes circonstances, vous avez pris une autre décision. Celle de renouveler le contrat des nouveaux et des anciens employés. Il faudrait citer Montesquieu qui nous a légué cette phrase comme héritage : « Les mêmes faits produisent les mêmes effets dans les mêmes circonstances ». Cette Action Contre la Faim qui est aux Gonaïves est-elle différente de celle qui est à Port-de-Paix? Incroyable !
Est-ce que vous étiez au courant que notre supérieur hiérarchique, Emmanuel Augustin, avait demandé des explications formelles sur notre résiliation abusive de contrat et la responsable des ressources à la base de Port-de-Paix lui a répondu après plus d’une semaine pour lui dire que la mission a mis fin à notre contrat pour raison stratégique et organisationnelle ? Quel article du code de conduite stipulant qu’on pouvait résilier le contrat d’un personnel pour raison stratégique et organisationnelle ?
Dans la foulée, Nelly Mitja, la responsable du Département du Nord-Ouest pour la Mission en Haïti, n’a jamais répondu à un mail ayant rapport à ce dossier. Cela pourrait sous-entendre qu’elle avait une position neutre. Pourtant, c’est elle l’auteure intellectuelle de ce forfait. Car, Desmond Tutu nous fait savoir : « Si tu es neutre en situation d’injustice, c’est que tu as choisi le camp de l’oppresseur ».
En plus, Emmanuel Augustin, étant en congé durant la période du 25 avril au 8 mai 2020, a demandé des explications formelles sur notre révocation arbitraire à Mazard, son supérieur hiérarchique immédiat et le PM du projet. Car, Emmanuel ne comprend pas pourquoi le projet continue et qu’UNICEF a demandé de renforcer les équipes et que les contrats de trois membres de ses équipes n’ont pas été renouvelés. Voici comment Mazard a répondu Emmanuel : « Quand tu ne comprends rien, tu fais silence ». Désolé de vous le dire PM Mazard, vous êtes très dangereux et sans crouille. Car, Albert Einstein disait ceci : « le monde est dangereux à vivre non pas à cause de ceux qui font le mal. Mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire ».
Le fait insolite de toute cette histoire, avant de partir en congé le 24 avril 2020, Emmanuel Augustin, a remis une « leaving instructions » à notre équipe (Bicachena, Enante malgré en congé et Joel) pour la période allant du 25 avril au 8 mai 2020. Selon le document, durant toute cette période, nous avons eu pour responsabilité, d’une part, de faire le suivi avec le logisticien du bureau pour la disponibilité des véhicules et autres pour toutes les équipes, et d’autre part, nous étions là pour faire l’interface entre les partenaires notamment DSNO et l’Action Contre la Faim en ce qui a trait aux activités WaSH choléra/ Covid-19 sur tout le bas Nord-Ouest. Spectaculairement, notre révocation a eu lieu le 30 avril 2020 en dehors des procédures habituelles sans tenir compte des instructions de notre supérieur hiérarchique immédiat. C’est la révocation de la honte et vous êtes complice, Madame Tabares, en publiant ce rapport.
Il y a trop d’incohérence et d’hypocrisie dans les conclusions du rapport de votre enquête. En fait, avant de nous faire parvenir le rapport au cours de la journée du 23 juillet 2020, vous avez insisté de nous entretenir via un appel téléphone. Au cours de ce dernier, vous avez dit très clairement que nous n’avons pas eu le profil recherché lors du recrutement des 11 personnes. Cependant, nous étions en quarantaine lors du processus. Quel est le fondement de cette affirmation pourvu que vous n’ayez pas organisé un concours sérieux et transparent ? Saviez-vous parmi les 11 personnes recrutées, il y avait des gens qui n’ont pas encore obtenu leur baccalauréat ? Saviez-vous pendant que Bicachena était encore au bureau, des employés appellent leurs proches pour leur demander de venir travailler parce qu’il y avait de nouveaux postes au projet WaSH Choléra/Coronavirus ? Il faut dire que nous n’avons rien contre les 11 nouvelles personnes. Au contraire, elles ont le droit de travailler tout comme nous. Par contre, l’argumentation voulant faire croire que nous n’avions pas eu le profil recherché lors de leur recrutement est archi fausse.
Légalement, vous avez seulement considéré l’article du code du travail qui parle du contrat à durée déterminée pour maintenir votre décision. Parce qu’il va au sens de votre intérêt. Mais, qu’est-ce que vous faites avec l’article 5.2.8 qui parle de résiliation arbitraire et illégale : « est abusive toute rupture de contrat de travail motivée par les opinions des travailleurs. Cela sous-entend que votre code de conduite fait l’apologie de l’abus de pouvoir. En effet, Nelly Mitja et ses complices ont utilisé leur influence pour nous mettre à la porte au mépris aveugle du règlement intérieure et des procédures de l’Action Contre la Faim. Comment sentez-vous lorsque vous êtes en train de bafouer des lois que vous avez-avez vous-même édictées, Madame Tabares ? Vous êtes des bluffeurs !
Madame Eveline Tabares, les faits répréhensibles mentionnés ci-dessous prouvent sans équivoque que nous avons été victimes d’un acte de discrimination, stigmatisation et népotisme sur l’une des formes les plus sévères. C’est quasiment le même cas de figure faisant allusion à l’assassinat de Georges Floyd par le Policier Américain de couleur blanche. Miraculeusement, cela s’est produit au plein cœur d’une organisation humanitaire. Ce qui apparait encore plus aberrant, c’est parce que les conclusions de votre enquête relatent qu’il s’agit d’un problème de communication tout simplement. C’est la preuve probante que tous les membres du panel d’investigation sans exception aucune ainsi que vous, Madame Tabares avez conspiré en vue de commettre ce crime organisé. Cette affaire ne sera pas classée sans suite, comme vous l’avez souhaitée, Madame Tabares. Les contrats des personnes suivantes : Nelly Mitja, Mazard, Rosetania, Leveque et les autres complices de la mission en Haïti et du siège à New-York doivent être résiliés pour abus de pouvoir, discrimination, stigmatisation, racisme et fautes disciplinaires. Le siège de New-York doit ensuite nous dédommager proportionnellement à la hauteur des risques. Ce qui sera justice.
Voyant la tournure de l’affaire, il ne s’agit plus d’un conflit ouvert entre 3 jeunes professionnels humanitaires haïtiens et Action Contre la Faim. Il s’agit de préférence d’une bataille acharnée entre haïtiens et français et surtout l’impérialiste au sein d’une institution humanitaire. C’est pourquoi, nous réclamons la solidarité de tous nos compatriotes haïtiens. Que vous soyez en Haïti ou à l’étranger, vous êtes tous concernés. Nous réclamons également la solidarité de la présidence, de la primature, du conseil des ministres et du parlement haïtien en général et notamment celles des autorités départementales et locales au niveau du Nord-Ouest. Sans oublier la presse parlée, écrite et télévisée au niveau national et international.
Madame Tabares, nous ne sommes plus avant 1804 en Haïti d’où l’esclave a été traité comme une bête de somme dans la colonie par la métropole. Il a été châtié pour avoir regardé le maitre blanc dans les yeux. D’ailleurs, nous ne sommes pas des esclaves. Nous sommes des jeunes professionnels soigneux connaissant bien nos droits.
Pour faire suite à ce dossier, nous sollicitons la création d’une commission externe ad hoc devant travailler sur cette affaire. Il serait mieux d’avoir un représentant de chacune des institutions suivantes :
- CLIO-Haïti
- UNICEF
- MAST
- ACF
- MSPP
- DINEPA
- DPC
La décision prise par cette commission ad hoc, externe et indépendante sera sans recours et cela marquera la fin du dossier.
Dans le cas contraire, le commissaire du gouvernement de Port-de-Paix doit acquérir la peine.
Espérons que notre requête va retenir votre attention, nous vous prions de croire, Madame Tabares, en notre sérieuse détermination.
Enante PETIT-FRERE, Licenciée en Sciences Infirmières, originaire de La Tortue, 3890-6656 ;
Bicachena LORFILS, Diplômée en Sciences Administratives et en Techniques Laboratoires, originaire de La Tortue, 3770-3365 ;
Joël PIERRE, Licencié en Sciences Juridiques et diplômé en Sciences Administratives, originaire de Port-de-Paix, 3780-0914.
Des cacas de poules là où les employés de l’ACF prennent leur café au bureau de Port-de-Paix. Voilà pourquoi des blancs pobans français racistes ont résilié brutalement nos contrats sans aucune forme de procédures


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