Le protocole sanitaire établi par les autorités sanitaires pour renforcer la vigilance contre le Coronavirus est loin de convaincre les parents à envoyer leurs enfants en sallesde classe. D’autres facteurs ont influé sur l’échec de la reprise des activités dans la capitale et les provinces.
Mardi 11 août 2020 ((rezonodwes.com))– Des écoles publiques pratiquement désertes, des salles clairsemées, des responsables d’établissements discrets résument la reprise, lundi 10 aout, des activités scolaires à Port-au-Prince.
Rares, ont été des enfants bravant le contexte pour regagner des salles de classe, pouvait-on observer.
Plusieurs facteurs expliquent la timide reprise des activités scolaires constatée. La menace d’une deuxième vague de la Covid-19 toujours pendante, l’insécurité grandissante, les appels à la grève lancée par des syndicats de professeurs concourent à cet échec, estime un professeur voulant garder l’anonymat.
En dépit des annonces formulées par les autorités sanitaires pour rassurer les acteurs sur l’application des mesures, des enfants manquent encore à l’appel et des parents se font réticents à s’aligner sur la démarche d’envoyer leurs enfants à l’école.
Au Lycée Anténor Firmin, rares ont été des écoliers à payer de leur présence à l’occasion de cette reprise. Aucun motif n’a été avancé par les autorités du Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle pour expliquer cette réalité.
Au Lycée du Cent-cinquantenaire, un nombre infirme d’écolières s’isolait dans des salles peu entretenues. La directrice de l’institution met en avant le respect des mesures de distanciation sociale pour justifier la faible présence dans les salles.
Dans d’autres villes de province, le tableau a très peu évolué. À Saint-Marc, des professeurs ont gagné la rue pour exiger de meilleures conditions de travail, le report de la reprise. Aux Gonaïves, des enseignants supportés de lycéens ont également manifesté contre les autorités du MENFP, responsables, disent-ils de l’effondrement du système scolaire.
À Hinche, à Miragoane, à Mirebalais, des professeurs des institutions scolaires publiques ont renoncé à dispenser des cours dans les salles. Ils ont parcouru plusieurs rues de ces communes en signe de désaccord avec la démarche d’exposer les enfants dans un contexte socioéconomique et sanitaire bouleversant.
Hervé Noel

