NOTE DE PRESSE
Mercredi 4 août 2020 ((rezonodwes.com))– Depuis environ deux ans, la route nationale # 8 est devenue un calvaire pour ses usagers. En cause, l’insécurité qui y règne. Des bandits y opèrent jour et nuit, dépouillant les usagers, violant des femmes. Parfois, certains citoyens sont tués.
La Solidarité Haïtienne de Défense des Droits Humains (SOHDDH) a reçu plusieurs témoignages, les uns plus tristes et révoltants que d’autres. Le cas de Fernande Jean Polynice et Roudy Fulcidor interpelle. En revenant à Port-au-Prince le 29 juillet dernier, ces deux membres de la SOHDDH ont été bastonnés et violés par des bandits au niveau de la Croix-des- Bouquets.
Le samedi 18 juillet 2020, le directeur exécutif du Collectif des Organisations pour la Défense des Droits des Migrants et Rapatriés (CODDEMIR) PIERRE GAROT NERE a été victime d’une tentative de kidnaping.
La cas le plus récent est l’assassinat d’un bébé de 4 mois, Godson Joseph, et de sa mère ce lundi matin à bord d’un muni-bus reliant Croix-des-Bouquets à Fond-Parisien. Selon les informations recueillies, quatre personnes sont sorties blessées dans cette attaque.
Certaines commerçantes rapportent que les bandits qui sèment la terreur sur cette route les ont violées, en plus de dérober leurs marchandises. Par peur d’être enlevées ou de subir la loi des malfrats, la plupart évitent de rentrer à Croix-des-Bouquets. Elles préfèrent payer plus cher les mêmes marchandises sur la frontière. Les citoyens sont donc livrés à eux-mêmes.
Tous ces méfaits sont au compte du gang armé dénommé les 400 mawozo. Ils assinent, violent, volent sous le regard impuissant de la police. Et le pire c’est que personne ne saurait chiffrer le nombre de citoyens victimes sur cette route.
Cette situation inquiète et révolte la SOHDDH. L’on ne peut nier la responsabilité de l’État qui abandonne la population aux mains des bandits. Elle recommande ainsi aux autorités compétentes de redresser la barre en adoptant les mesures suivantes.
• prendre les mesures pour assurer la sécurité de la population haïtienne.
• augmenter l’effectif des policiers dans la zone
• Fournir aux policiers plus d’équipement dans le cadre de leur mission.
• arrêter et juger ceux et celles qui commettent ces crimes contre la population
Fait à Port-au –Prince le 3 Août 2020.
Ansy NicLAS/directeur exécutif
Tel 32803227

