14 octobre 2026
Le cynisme du syncrétisme et du prophétisme mercantiliste à l’ère du Covidisme !
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Le cynisme du syncrétisme et du prophétisme mercantiliste à l’ère du Covidisme !

Résultante de la phobie de l’atélectasie et la bronchectasie pulmonaires provoquées par le coronavirus, la conscience d’une importante partie de la population est hypnotisée et hypostasiée dans une apostasie et un syncrétisme inédits.

Dimanche 12 avril 2020 ((rezonodwes.com))– Désespoir navrant nourri par la recherche d’exutoires et d’évasions divinatoires attentatoires à la paix publique, des âmes têtues se sont emmenées à l’abattoir  pour se faire volontiers les dindons des farces dérisoires des charlatans spirituels qui leur promettent le purgatoire et le paradis par des actes purificatoires illusoires. Du haut de leur estrade, les requêtes exorbitantes et arrogantes de ces racketteurs religieux envoient sans équivoque le signal que leur vrai mobile consiste à assurer un luxe ostentatoire dans des dîmes illégitimes et des offrandes non fondées. « Déposez mille gourdes ; apportez 100 dollars américains ; à défaut de pouvoir contribuer avec un billet rouge ou un billet vert, déposez-y votre sac s’il a une valeur marchande, et votre prière sera exaucée ». Gravissime !

Des personnes électrocutées par des sorts pernicieux de la vie et des femmes victimes de cancer, de fibromes utérins, de grossesse ectopique et en « perdition » sont contraintes de baiser les pieds de ces faux thaumaturges qui les passent en dérision en sollicitant, en contrepartie des « miracles » à opérer, des séries de « Je t’aime, te quiero, I love you ». Ils se défoulent sur l’ignorance de leurs semblables. Ils menacent et font peur en vue d’hypnotiser leurs sujets dans des projets vénaux de collecte de pactoles dans la honte et l’indifférence. Pour ne pas louper leur bonheur illusoire et donc sauver leur dernier souffle respiratoire, les fidèles zombifiés obéissent naïvement aux chantages, outrages, braquages et bavardages de ces «magiciens» vedettes qui leur délivrent avec rage des messages perfides et trompeurs.

Ces faux prophètes mercantilistes font des exhibitions dans de factices invocations  par des onctions et des mixtions de tous genres. Ils gargarisent puis jettent de l’eau de leurs bouches de vipère sur les têtes et aux visages de leurs fidèles pour les « immuniser » contre le coronavirus. Dans ce contexte de risque élevé de contagiosité, les membres de ces assemblées bernées dans des spéculations et prédications fallacieuses se partagent des mouchoirs trempés de sueur d’un visage à l’autre. De la stupidité !

Ces bergers, opérant en des postures d’imposteurs, racontent avoir reçu des révélations de recettes magiques pour permettre de créer des anticorps grippaux, pulmonaires et cardiovasculaires. Gargariser puis avaler de l’eau chaude, se rincer le nez et la gorge avec de l’eau salée, détecter des mèches de cheveux dans des psaumes, les bouillir puis les avaler, les recettes innovatrices et curatives inouïes se diversifient. Les aptitudes superstitieuses «inventionnistes» et le syncrétisme se déchaînent.

Evidemment, l’esprit de discernement nous inviterait à immuniser notre organisme et notre système pulmonaire par la consommation de produits naturels ayant des vertus antigrippales puisque le coronavirus apparait sous la forme d’une grippe susceptible de s’aggraver si elle trouve un corps fragilisé par des défaillances multi-viscérales. On reconnait dans cet ordre d’idées que même si la science ne valide jusque-là aucun remède efficace à ce fléau, des feuilles et du thé naturel peuvent tout de même se révéler des recours judicieux. En effet, si les dosages sont bien équilibrés, sans exagération, l’organisme n’est exposé à aucun effet secondaire. A défaut d’un système médical à même de fournir des réponses efficaces aux défis imposés par les épidémies et les pandémies, pourquoi alors ne pas essayer les approches de nos grands-parents qui savaient utiliser la médecine traditionnelle à bon escient. Faudrait-il rappeler que notre système est estampé d’hôpitaux misérables qui sont plutôt des mouroirs qui engagent un personnel courageux mais insuffisant; dotés d’équipements désuets, de très peu de fournitures et donc fournissant un service très précaire.

Face à l’irresponsabilité et l’incompétence du gouvernement, un plan B s’impose

Puisqu’à l’Occident les terrains sont vidés du bio dans l’idée de les faire fructifier d’une production massive, malheureusement cancérigène, par des options acharnées portées vers les organismes génétiquement modifiés (OGM), le personnel médical essaie de sauver des vies via des combinaisons de médicaments à base de chloroquine. Dans le Sud, aucun projet coûteux ne peut être mobilisé pour échapper à la catastrophe coronavirale. Des stratégies basées sur les vertus des dotations naturelles se présenteraient alors comme une planche de salut pour tenter de sauvegarder l’oxygène vital, notamment de la couche la plus vulnérable. A ce niveau, Haïti détiendrait un avantage comparatif notoire dans sa diversité de produits biologiques bourrés d’énormes propriétés guérisseuses et dont la consommation fait du bien au cœur, aux poumons, aux reins et à l’organisme en général. Ayons donc recours à des aînés et des connaisseurs capables de prescrire, un tant soit peu, des combinaisons de feuilles et du thé en réponse préventive et curative à d’éventuelles attaques de cette vermine qui nous domine, contamine et qui mine notre humeur et nous extermine dans l’ignominie.

Dans ce contexte de vulnérabilité et de pauvreté aiguë, espérons que notre naturel vertueux et compétitif, caractérisé par la présence d’un ensemble de produits bio puissent nous immuniser et déstabiliser les prédictions démoniaques de ces chefs d’Etats indignes, insouciants et irresponsables qui planifient de fouiller des trous pour enterrer plus d’un millier de cadavres par jour. Ces propos irrésolus sortis d’une boîte de l’Etat proviennent-ils d’une certaine boîte noire locale ou internationale ? Y aurait-il des mains cachées qui s’attèleraient à matérialiser de telles menaces adressées comme une bombe atomique ? Puisse Dieu épargner notre chère Haïti de cette hécatombe prévue dans l’indifférence par l’incompétence, l’imposture et l’indécence qui squattérisent les postes les plus stratégiques de la République.

La responsabilité de l’Etat dans l’ineptie des prophètes mercantilistes

Rendre gloire à Celui qui nous a créés et qui nous fortifie a toujours été un projet louable et un rituel de mémoire et de gratitude essentiel qui interpelle toutes les âmes humaines versées dans l’adoration et la spiritualité. Toutefois, depuis bien des années, le terroir est l’objet d’un réservoir de charlatans qui s’attèlent à promouvoir des comportements de préhistoire qui se solderaient aujourd’hui en des actes prémonitoires de suicide collectif. Les temples de showbiz spirituels poussent comme des champignons dans tous les coins et les recoins de notre capitale insalubre qui devient le théâtre de scènes de moqueries, de bizarreries et de « blazeries » pour détrôner Jesifra, Mathias et Tonton Bicha dans leurs œuvres humoristiques lucratives.

Malgré les mesures de distanciations sociales et les gestes-barrières prodigués par les instances internationales de la santé et de la protection de la vie, en raison du ravage du Covid-19, les profiteurs de la naïveté du peuple n’ont pas cessé leurs pratiques d’exploitation ignominieuse qui échappent au contrôle de l’Etat. C’est pourtant l’attribution du ministère des cultes qui est censé assurer la régulation de la praxis religieuse et son contexte d’évolution sur ce terrain fertile à toutes les dérives et les anomies sociales. De la même façon que les programmes de débauche désorganisée « zokikis », « Carwash », « Plat Atè » et « Ti Mamoun » devraient attirer l’attention du protecteur du citoyen; le fonctionnement malsain de toute autre institution quelle qu’elle soit devrait également interpeller les entités régulatrices qui doivent s’assurer que les services fournis obéissent aux principes de garanties d’utilité publique, sans hypothéquer le bien-être individuel et collectif. Ainsi, les activités religieuses exhibitionnistes ne devraient aucunement s’ériger en des projets de défiance de l’autorité publique ni des programmes motivés par l’enrichissement déraisonnable d’un clic au détriment d’un groupe naïf ridiculisé dans un mélange de métaphysique imbibé de conneries théâtrales.

Que serait la personne humaine si elle ne nourrissait pas son âme du pain spirituel dans l’optique de s’approcher de notre sauveur, source de l’humilité, du pardon et de toutes les vertus magnanimes ? Ce questionnement tend à rappeler l’importance des initiatives religieuses et spirituelles pour peaufiner et raffiner l’âme et le cœur en les débarrassant de l’orgueil, l’insolence, l’arrogance et du complexe de supériorité qui est d’ailleurs une marque d’infériorité.

Dieu seul sait de combien d’années-lumière nous nous serions détournés du chemin du salut, du respect des vies et des biens si nous n’avions pas eu le privilège d’être influencés par nos parents, notamment nos pieuses mères, qui nous ont le plus souvent montré le chemin de l’église et les vertus de la prière. Il n’est plus à démontrer que le risque de déviance sociale et de comportement de délinquance diminue amplement quand l’être est façonné par des dévotions ecclésiastiques. Juste référez-vous à votre communauté, pour vous en convaincre. Par contre, ce serait une péroraison tonitruante de croire que toutes les assemblées visent dans la sincérité le véritable objectif d’encadrer et de sauver des âmes.  Les Saintes Ecritures nous en ont d’ailleurs mis en garde, Mathieu 24v5.

« Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » R. Descartes

A la base des apothéoses scientifiques on retrouve l’intelligence, le courage, la persévérance, la foi, la quête de l’excellence et du travail accompli. On ne saurait alors devenir médecins, infirmières, astronautes, avocats, diplomates, économistes, ingénieurs, éducateurs, etc. sans ces brillantes qualités qui sont tout bonnement des dons de Dieu. Malheureusement, nous faisons le constat qu’une pléthore d’humains orgueilleux ne s’habillent pas toujours d’humilité pour accorder le crédit convenablement à l’être suprême qui veille sur nous en permanence.

Ils décortiquent le cosmos afin de l’apprivoiser ; ils découvrent et expliquent les mystères des ondes magnétiques et scalaires ; ils creusent et cernent les équilibres entre le sol, le sous-sol et l’espace ; ils s’enorgueillissent d’être des doctes, des érudits et des pics de la Mirandole. Sophisme, paralogisme et Ingratitude de penser que de telles réalisations spectaculaires seraient tout bonnement des œuvres humaines. Non ! Dans son idéologie libertaire, l’être suprême vous dote du libre arbitre ; libre à vous alors de vous enfler d’orgueil ou de faire preuve d’humilité. Si vous décidez de ravir le crédit entier de votre génie comme s’il s’agissait d’un héritage génétique ou juste un don alimenté par un pur hasard, vous construisez des châteaux sur du sable mouvant. Erreur !

Evidemment, de nombreux philosophes et scientifiques qui nous ont gratifiés d’inventions magistrales et qui ont marqué l’histoire de la pensée comme des lions de leurs griffes, témoignent de la gratitude envers notre Créateur. Cette catégorie de scientifique intégral nous invite toujours à concilier la science et la foi. Le philosophe et mathématicien français du 17e siècle, René Descartes (1596-1650) se dresse parmi les exemples les plus éloquents. Dans son illustre œuvre « Discours de la méthode », René Descartes y consacre toute une partie (la quatrième) à persuader de l’existence et la perfection de Dieu. Une âme bien avisée serait celle qui sait agencer et user de ces deux vertus, intelligence et foi, en fonction de chaque contexte.

Si vous m’aimez vraiment, alors protégez-moi en observant les préceptes scientifiques et divins.

Par les temps qui courent, les verres de Sainte Cène, de rhum Bakara et de Barbancourt ne doivent pas passer d’une bouche à l’autre; c’est de l’ineptie et de l’incrédulité. Les vrais leaders religieux et communautaires devraient de préférence expliquer aux adeptes de la théologie que ce n’est pas la fin des rencontres religieuses, de l’amitié, du partage, de la solidarité et de l’amour. Il faut tout simplement se rendre à l’évidence que le momentum ne convient pas ; et nous devons vivre sous cette contrainte pendant le temps que cela requiert afin de survivre et de vaincre le passage outrageux de cette pestiférée qui nous impose des distanciations sociales.

Pour continuer nos saines pratiques de rendre gloire à l’Eternel, la technologie est à notre portée, tâchons d’en faire un usage efficient. Dieu est présent partout, pas nécessairement dans les temples et les synagogues. Nous pouvons L’adorer et L’inviter à la maison et au travail. Nous pouvons alors Lui adresser des requêtes de prières, des adorations et des chants en famille, de la maison et du bureau étant. Restons chez-nous et servons Dieu en ligne et à la maison.

N’est-il pas relaté en Mathieu 4 v7 que tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu, quand le sauveur du monde, malgré son omniscience, son omniprésence et son omnipotence, n’avait pas obéi au chantage de l’ange des ténèbres pour faire le « One Man Show ». Pas que Jésus ne pouvait ; mais, le message est clair pour nous qui devons travailler à Lui ressembler. Quand le seul moyen qui nous resterait pour sauver un frère et une sœur consisterait à braver des dangers, nous devons le faire avec joie. C’est un enseignement biblique. Mais, nous devons toujours nous laisser guider par le bon sens et la sagesse qui sont des vertus divines pour distinguer un suicide d’un acte de foi.

Les miracles ne sont pas des projets ordinaires ; ce sont des exceptions et ils obéissent à l’ordre de Dieu. Ce ne sont pas en des exhibitions que les miracles se réalisent ; mais plutôt dans l’humilité, car le crédit entier est attribuable à Dieu, non à des personnalités « spirituelles » cupides qui voudraient se faire passer comme des envoyés spéciaux de Dieu sur terre. Dieu n’opère pas dans l’arrogance, la manigance et l’extravagance.

Les approches de ces prétendus disciples de Dieu se dressent drastiquement de manière contradictoire aux prescrits des Saintes Ecritures qui invitent plutôt à la prudence et à l’humilité.

Remarquons quand nous traversons la rue, l’esprit de discernement nous interpelle à appliquer prudence et vigilance pour ne pas nous laisser percuter par des véhicules. Pasteurs, prêtres ou fidèles de piété insondable, en dépit de notre foi inébranlable, nous tâchons toujours de mettre en œuvre les principes diététiques pour maintenir une santé robuste. Nous obéissons aux principes scientifiques, aux lois naturelles et aux règles de la médecine pour ne pas précipiter notre passage de cette planète à l’inconnu bien connu pour nous, serviteurs de Dieu. Il est écrit que la mort nous est un gain ; mais, nous n’avons nul droit de précipiter cet évènement par des comportements irresponsables. Cela s’apparenterait alors à un suicide ; auquel cas, une perte éternelle.

Nulle part dans les Saintes Ecritures, j’ose croire, il nous a été invité à tenter de mettre le Créateur au pied du mur. La sagesse commande de jouer convenablement notre partition et de laisser ce qui ne dépend pas de nous entre les mains omnipotentes du spirituel.

Ainsi, dans ce contexte de crise « covidique » qui vide la vie de son sens vivide, une bonne partition nous est dévolue pour assurer notre maintien en vie et en santé. Appliquons les règles de confinement, de distanciation sociale, de propreté, lavage des mains et de nettoyage des espaces exposés à de fréquents touchers. C’est à nous de faire preuve de comportements de leadership pour empêcher que chacun de nous ainsi que nos proches y soient infectés de cette vermine qui n’épargne les sexes, les nations, les races, les âges. Personne ne souhaite hypothéquer les acquis pour lesquels le Seigneur a tant souffert, notamment la liberté, la fraternité, la paix et l’amour. Les institutions internationales de vigile ont emboité le pas à de tels sacrifices pour dresser des plaidoiries véhémentes qui vont dans le même sens de protéger les relations sociales, faciliter les intégrations et les interactions harmonieuses entre les humains et les nations.

A l’image de la peste, il y a des siècles, l’anthropozoonose du Covid-19 a mis du sable dans le moteur des machines productrices des richesses tangibles et intangibles de notre univers. Les leaders politiques, communautaires et religieux, par des approches persuasives et coercitives, avaient été contraints de placer les infectés de la peste en quarantaine, afin de protéger l’autre partie de la population, non infectée. Aujourd’hui, l’histoire se répète avec le coronavirus. Nous devons déployer des stratégies intelligentes pour minimiser les dégâts. Même par amour, les Saintes Ecritures n’avaient jamais invité à se jeter dans la tombe avec le parent le plus adulé qui aurait exhalé son dernier souffle. Les descendants et les progénitures devraient plutôt s’armer de courage pour frayer leurs chemins et assurer leurs places paradisiaques comme le font en général nos parents.

Si vous aimez votre vie et celles de vos proches, alors observez les commandements du personnel médical. Le Covid 19 a déjà infecté plus d’un million huit cent mille et coupé l’oxygène à plus de cent douze mille âmes (12 avril 1hpm), ce n’est surtout pas à travers des exhibitions et des spectacles sous-tendus par la vantardise, l’incrédulité, la stupidité et le vedettariat spirituel que l’antidote va être révélé. Il revient à la science de travailler ardument pour nous sortir de ce contexte ignoble en créant le remède ou le vaccin anticovid.

Entre-temps, notre intelligence à observer les principes hygiéniques, à recourir à des coutumes traditionnelles efficaces par l’usage de nos tubercules et feuilles curatives, et à invoquer le Tout-Puissant en toute humilité et dans la foi, se dresse comme les meilleures prescriptions à exécuter pour avoir raison sur le parasite.

Carly Dollin
carlydollin@gmail.com  

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