Aly aux Commissaires: …il ne faut pas traiter avec condescendance tout individu qui « s’amuse à créer le chaos »
Crevaisons de pneus, les blindés de Jovenel Moise sont mis à rude épreuve samedi au Village de Dieu, lors d’une chasse aux bandits au point que le ministre de facto de la Justice eut à déclarer que le gouvernement table « sur une politique de tolérance zéro pour les criminels répandant la terreur au sein de la population« , oubliant les crimes restés impunis après les massacres de La Saline, Bel-Air…et récemment les incartades du bandit légal Michel Martelly au Cap-Haitien défiant toute autorité établie.

Samedi 29 février 2020 ((rezonodwes.com))–Alors qu’un rapport de la DCPJ sur le massacre La Saline établissant un lourd bilan de personnes assassinées par balles, n’arrive jusqu’à présent pas à faire son cours normal, le ministre démissionnaire, Jean Roudy Aly, qui avait fait relâcher 7 mercenaires entrés illégalement au pays en février 2018, vient de déclarer « Zéro tolérance pour la criminalité en Haïti« .
Les déclarations d’Aly arrivent quelques heures après que le bureau haïtien du Programme alimentaire mondial eut confirmé qu’un de ses employés (une femme) a été libéré « sain et sauf » après avoir été kidnappé mardi dernier.
Lors d’une réunion entre le titulaire intérimaire de la Justice et les commissaires du gouvernement de 18 tribunaux de première instance du pays, incluant le parquet de Port-au-Prince où siège le zélé Lafontant, qui fait parler les textes de loi à sa façon, Aly s’est concentré sur la lutte contre la criminalité et l’impunité. Toutefois, il n’est pas revenu sur les rapports de criminalité classés dans les tiroirs, car des proches du régime seraient directement impliqués, en dit long un rapport de la DCPJ.
Jean Roudy Aly dont la présence au sein du cabinet avorté de Fritz William Michel était fortement contesté au Sénat, a également appelé les procureurs à ne pas traiter avec condescendance tout individu qui « s’amuse à créer le chaos« , et à ne pas hésiter à prendre des mesures publiques contre les émeutiers, « quel que soit le camp auquel ils appartiennent ».

