
Les prévisions sont claires comme du cristal que ce carnaval planifié sous le signe d’une absence de vision, de panne de leadership, d’un chaos, d’une cacophonie, d’une incohésion et d’une confusion à la Babel, peut se solder dans des bains de sang et un carnage infernal.
Pas besoin d’une boule de cristal, du don d’interprétation des rêves de Joseph, des aptitudes prophétiques de Cassandre, du don de prémonition de Nostradamus ou d’invoquer les théories sophistiquées de la physique quantique pour prédire sans risque de se tromper que ce carnaval bancal et en ovale tournera en un échec abyssal.
Avant la date géniale du 18 février 2020 émaillée des revendications syndicales magistrales de la PNH, le jeu était déjà fantomal dans les festivals de kidnapping qui affaissent, déshumanisent et décapitalisent les familles dans toute la Capitale. Grands et petits, garçons et filles, jeunes et vieux, fidèles et mondains, riches et pauvres, personne n’est épargné des actes de barbaries et des chantages de rançons maximales orchestrés par des psychopathes et des schizophrènes qui sèment le deuil et la terreur dans la Cité.
La population est laissée entre les mains de la providence ; elle ne sait à quels Saints se vouer. A défaut de déguerpir le pays en quête d’une paix exotique factice au Canada ou aux Etats-Unis, la force vive de la nation, entrepreneurs, professionnels des secteurs privé, public, cadres d’Organisations Internationales, étudiants, diplômés, professeurs et universitaires s’évadent en sursaut en direction de l’Europe, du Chili, du Brésil et de la République Dominicaine pour échapper aux épées se croisant à la jungle létale que seuls les shaolins, les cowboys et les experts de la « science politique haïtienne » maitrisent. Stress, hypertensions, hypotensions, infarctus, cholestérol, diabète, obésité, ce contexte cannibale génère des crises cardiaques, des convulsions cérébrales, hypothèque le caractère sacerdotal des bonnes mœurs et accélère la descente aux enfers des valeurs et des références démocratiques qui fondent les assises d’une société normale.
Des officiels insensés qui procurent de l’oxygène aux initiatives immorales de type « Chawa Pete »
Haïti aura noté que l’insensibilité infinitésimale des acteurs politiques de ce régime ignoble touche le tréfonds de l’abîme. A cause de leur négligence managériale, quinze enfants ont été carbonisés dans un drame crucial à Fermathe, cela n’a fait ni chaud ni froid aux Lapin, aux vampires et aux caméléons politiques qui avaient plutôt cassé rendez-vous au carnaval de Jacmel pour une fois de plus allumer le feu martial dans des discours pyromanes de diffamations et d’accusations des antagonistes dans les actes de kidnappings.
Des jeunes garçons ont été exécutés, des filles violées, des femmes violentées, des enfants traumatisés, des entrepreneurs assassinés, des policiers humiliés, des motocyclettes volés, des voitures cambriolées, des marchandes dépouillées, des bus et des camions détournés par des bandits et des criminels officiels et officieux; pourtant aucune note, aucune solidarité, aucun support du gouvernement n’a été clairement auditionné.
Les cœurs palpitent à rythme anormal; les esprits sont choqués. La ville se lève et se couche dans une peur lacrymale; l’espérance de vies se réduit quasiment à 24 heures. Les bureaux publics se désertent et donc ne procure aucun service optimal; le blackout obstrue les promenades et les détentes dans une anxiété virale. Dans les bus, les taxis-voitures, les taxis-motos, des chapelets s’exhibent et des versets se murmurent pour implorer l’arrivée à destination sans des escales commerciales illégales dans des aires marginales.
Le démon a définitivement logé dans les cœurs et les têtes de ces êtres sans têtes et sans cœurs qui ont pris d’assaut les institutions régaliennes de la République. Ils pillent, bluffent, se masturbent, se calottent, tuent et s’entretuent ; d’où viennent ces rares espèces d’hommes et de femmes cupides, imposteurs et usurpateurs assis aux sièges bourrés de la nation ? Ils anéantissent le temps dans des chronophagies, des diversions, tergiversations et des stratagèmes de procrastinations spectaculaires. Ils sembleraient confiants que la population ne pourra les « barrer » en sortant des opus provocateurs et en faisant des pèlerinages médiatiques inutiles pour tenter d’intoxiquer et dévier l’attention au débat réel du crime du Petrocaribe et des autres dilapidations des fonds de la République. Pourtant, anciennes laideurs, actuels chefs sans autorité à la Maison Blanche inondée d’immondice, sauvés de justesse pour jouir d’une dernière bouffée d’oxygène toxique avant de s’installer à la petite chambre qui leur convient, ils ne condamnent guère de manière véhémente les actes de barbaries perpétrées dans la Cité. Au contraire, ils fourbissent leurs armes en préparant leurs gorges pour verser dans la verbomanie teintée de produits déviants pour injurier et invectiver la population exposée aux bêtes sauvages qu’ils nourrissent en contrepartie de la protection de leurs biens mal acquis.
Dans certains cas, les pauvres parents vivent des surprises glaciales en constatant que leurs enfants ne sont pas revenus de l’école à l’heure habituelle. Après deux heures, trois heures, quatre heures dans un suspens intestinal douloureux, le téléphone sonne. A l’autre bout du fil, c’est la voix de Tije, Gro-Je, Nenkankan, Bougòy, Odma, Grovan, Ti-Lapli qui se défoulent dans un vedettariat animal tout en imposant des contraintes déloyales aux familles abattues pour apporter 100 mille, 200 mille, …., 500 mille dollars en contrepartie de la libération des prunelles de leurs yeux, incarcérées et exploitées dans des chambres claustrales où les scènes de prostitutions à la Babylone et les signes de la fin des temps se précipitent et s’amorcent au Village du Diable, à Grand ’Ravine et dans tous les coins pollués par les acteurs politiques imbibés dans toutes les malversations économiques et sociales.
Les nouvelles circulent sur la toile, dans les médias et dans les rues que des églises, des écoles et des familles ont fait les frais de la myopie des assoiffés du pouvoir qui ont proliféré les quartiers de kalachnikovs, mitraillettes, AK-47 et que les détraqués usent pour kidnapper, séquestrer et exterminer des vies innocentes.
La présidence, la primature, les ministères des Affaires sociales, de l’éducation nationale, de la Jeunesse et des actions civiques s’en foutent pas mal. Ils sont des passagers clandestins qui s’enrichissent illicitement dans une jungle à laquelle ils n’ont aucun attachement viscéral. Leurs enfants évoluent dans les meilleures écoles de l’Amérique du Nord et de l’Europe. Les victimes ne se trouvent pas dans leur camp maculé de péché vénal. Kite Fout Mele yo !
Décidément, quelle est cette pilule doctrinale avalée par ces espèces banales issues des mêmes matrices génitales humaines qui les rendent si insouciants face à l’angoisse, la vulnérabilité et les malheurs diurnes et nocturnes de leurs semblables. Auraient-elles avalé le prozium de la fameuse science-fiction « Equilibrium » qui prétend tuer de manière radicale les émotions, l’amour et l’ambiance conviviale ?
Honneur et mérite à la courageuse PNH, pour la geste du 18 février 2020 qui sauvera des vies.
Loin de vous voir comme des pyromanes par ce feu salvateur que vous avez allumé, vous avez été des pompiers pour déjouer une mission macabre de ces rancuniers, imposteurs et usurpateurs à la tête du pays qui prennent un malin plaisir à visualiser des compatriotes baignés dans leur sang. Par leurs langues de vipère, ils ont déjà promis des accidents et de décapiter les têtes des « serpents aux sept têtes » rencontrés sur leurs chemins de dilapidations à outrance.
Ils ont distribué des calibres lourds, des kalachnikovs, des mitraillettes et AK-47 aux bandits à leur solde. Ils exposent la population à des mercenaires-snipers ; ils font infiltrer le corps intègre de la Police Nationale par de faux policiers habillés qui roulent en véhicules blindés et non immatriculés pour agrandir la liste des victimes. Ils hypothèquent l’avenir et le bien-être ; ils s’en foutent si nos enfants ne puissent se rendre à l’école. Ils s’en foutent si vous rendez votre dernier souffle en pleine rue, même avec vos enfants et toute votre famille. Ils ont assassiné leur conscience ; ils sont devenus des êtres vides d’amour. Ces dirigeants cupides et indécents sont tombés sur la tête !
Des policiers succombent sur le macadam, dans leurs quartiers, dans les cortèges officiels; pourtant, ces faux libérateurs ne font montre d’aucune solidarité, d’aucune émotion réelle. L’année dernière, on avait dénombré au moins 38 policiers tombés sous des balles assassines. Quel suivi de dédommagement en a été assuré pour leurs progénitures, leurs femmes, leurs familles ?
Mes frères et sœurs de la PNH, j’ai assisté en ligne à la scène de l’incendie tant adulée par ceux qui honorent la santé et la vie. Avec fermeté et dans un argument irréfutable, vous avez brandi et vous n’en êtes pas les seuls un NON à une mascarade de carnaval qui ne pourrait se réaliser dans ce climat de méfiance généralisée. Vous avez clairement exprimé votre désarroi au risque de kidnapping dont est l’objet la population. Dans l’aire du Champs de Mars, j’ai vu des voitures privées stationnées, j’ai vu des passants et des marchands, ils étaient tous sains et saufs. Dans votre sainte colère, vous avez été très professionnels; nous en sommes fiers.
Vos revendications sont justes. Un syndicat étant une force intermédiaire pour rééquilibrer le jeu vicié des prédateurs et des exploiteurs face aux autres maillons de la chaine, vous en avez le plein droit. De telles institutions pullulent au sein des corps policiers sur la planète, au Canada, aux Etats-Unis, en Europe. Haïti doit emboiter le pas.
Les policiers réclament des droits de vivre décemment, comme des humains. Ils dénoncent les transferts injustes, les menaces et avances des haut-gradés sur les femmes policières ; ils demandent un service d’assurance efficace, des soins appropriés quand ils sont victimes dans les opérations, des promotions auxquelles ils ont droit après plusieurs années de service. Ils sont, on ne peut plus, cohérents ! Mesdames messieurs nos policiers, nos frères et nos sœurs frustrés par les conditions de travail inhumaines ; foncez, défendez vos intérêts avec véhémence, dans la dialectique, l’ordre et la discipline ; personne ne le fera à votre place.
Quand ils sont dans leur bulle officielle, les véhicules blindés et climatisés, ils se moquent de vous, ils ignorent vos déshydratations sous le soleil tropical de plus de 30 degrés Celsius. Souvent, ils sont de connivence avec des bandits recherchés par la justice en les protégeant dans leurs vitres teintées. Vous développez des filatures et déployez des méthodes pour mettre les malfrats en situation d’échec et mat; pourtant, ils mangent dans les mêmes assiettes, chantent dans les mêmes micros et boivent dans les mêmes verres que les officiels ignobles de la République. Quand vous prenez vos lunchs, dans les gymnastiques, pour acheter un « aleken » dans les matières polyéthylènes qui vous exposent à des cancers, ces officiels odieux s’en foutent.
Chers policiers et policières, souvenez-vous que la population compte sur votre protection, votre expertise et votre intelligence pour destituer le kidnapping, la psychose et l’anxiété en la libérant de ces démons en prolifération. Planifiez alors vos actions, consultez vos ainés pour des conseils et des consultations afin d’éviter des intrusions. A ceux qui ont atteint le plus haut niveau dans ce corps prestigieux, souvenez-vous des conseils prodigués par vos prédécesseurs. Evitez la politisation de la force de l’ordre ; unifiez le corps ; faites solidarité et cherchez la cohésion avec tous vos frères policiers, qu’ils soient des agents 1 ou des commissaires. Ne fragilisez pas l’institution en vous mettant au service d’un régime qui se conforte à pointer des boucs émissaires pour animer des diffamations en vue de justifier des révocations cavalières et des poursuites pénales illégales.
Cet acte du 18 février vient de sceller l’annulation des hostilités carnavalesques. C’est une renonciation à un programme chtonien de type « Chawa Pete et Ti-Sourit» qui allait indubitablement occasionner des souffrances, des deuils et des obsèques dans le camp de la population de laquelle vous êtes issus.
Vous avez anticipé ce que les artistes, journalistes et dirigeants myopes n’avaient pas vu, car égarés par les contrats, les programmes Chawa Pete et les gouyads de dévergondages dans l’insalubrité, la peur et le blackout avec des « blòders » qui demeurent avec les mêmes boxers, des « Lumenas » les mêmes Tangas et les paroles des dirigeants épicées des mêmes mensonges, des mêmes actions et missions démoniaques. Merci PNH !
Un décor psychotique des plus tristes et sinistres
Le menu offert par ces dirigeants sans dimension, sans science et sans conscience a été assaisonné et épicé de tous les ingrédients nauséabonds. indignité, indignation, ignominie, imposture, usurpation, incompétence, inculture, prostitutions médiatiques, flagornerie, trahison, rancune, cohabitations malsaines, discours présidentiels creux et turbulents, insécurité galopante, injustice, cupidité, avarice, corruption, hyperinflation, pauvreté abjecte, banditisme officiel, surfacturation, plurifacturation, grossesse politique ectopique, déperdition chronique, scandale de kidnapping, d’adultère et de masturbation officiels. Au cours de l’année 2019, Haïti a vu de toutes les couleurs avec cette classe de dirigeants sans classe, sans science ni conscience qui ne jurent que par la mission mégalomane et égocentrique de « déplumer la poule » jusqu’à la dernière plume.
Du sang d’innocents avait coulé à flot ; les crimes et les pertes en vies humaines ont fait partie de notre quotidien comme si la vie se réduisait à des scènes de Popeye et de Tom & Jerry.
Au cours de cette année sombre, plus de 460 vies humaines, dont 370 par balles, ont été banalisées et gaspillées dans sept communes du département de l’Ouest. L’ONU se dit préoccupée par le constat sinistre de plus de 270,000 armes entre les mains des bandits au cours de ce mois de février 2020. Les estimations de la CNDDR, plus élevées, ont plutôt fait état de plus de 500 mille armes illégales en circulation en Haïti en novembre 2019. Le peuple se révolte en constatant qu’Haïti a misé sur des « bananes» mais récolte le banditisme d’État à travers des remontées spectaculaires des cas de kidnapping.
Est-ce dans ce contexte révoltant que des Lapin et des vampires nous parlent de Chars allégoriques à reconstruire ? Il faudrait définitivement croire qu’il y aurait un contrat opaque à honorer à la caverne du Champs de Mars.
S’ils se foutent des vies des enfants innocents en quête de mieux être qui sont obligés de se séparer de leurs affections parentales, qu’en-serait-il des jeunes hommes et femmes qui s’exposent aux lèvres de vipères de Ti-Simone pour déblatérer et les inviter à se perdre dans des clairin nazon, bakara et barbancourt pour libérer les injures, les gouyads et les rancunes sans retenue aucune.
Que des millions de stands soient brulés pourvu qu’une seule vie soit épargnée. Que des planches, des graffitis, des peintures et des œuvres artisanales soient volées en fumée dans la mesure où cet acte se révèle fondateur et marque l’histoire pour éviter que des âmes innocentes soient jetées à la géhenne.
Peuple haïtien, le moment n’est pas aux gouyads irréfléchis, aux dévergondages et à la pratique anesthésique « Ouvè le kò » offerte par les présidences en turbulence. Faisons place à notre esprit de discernement et de perspicacité ; « Ouvrons notre esprit ».Tous et toutes, nous avons besoin de collaborer, coopérer et solliciter la cohésion au sein de notre force de l’ordre pour accoucher des stratégies gagnantes en vue de traquer les malfrats et les mettre hors d’état de nuire. Sauvons Haïti de ses faux amis et de ses traitres fils.
Il y a un temps pour chaque chose ; un temps pour fêter, un temps pour pleurer. Les temps de pleurs interpellent des méditations, réflexions et stratégies pour pouvoir savourer la paix, la sérénité et la sécurité indispensables à la vie. Du train que ça va, nous sommes dans des temps de tristesse et de pleurs ; février 2020 ne peut être dédié à des bamboches et des programmes de distractions d’écervelés.
A l’instar de ces policiers avisés qui dépeignent un tableau funeste de ces hostilités carnavalesques projetées sous le signe d’une vision chaotique myope et bornée, brandissons avec vigueur un NON à ce carnaval 2020.
Carly Dollin
carlydollin@gmail.com

