9 septembre 2026
Rameau Normil qui occupe la fonction illégale de DG a.i. de la PNH, s’insurge contre toute idée de l’émergence d’un syndicat de police, selon lui « illégal »
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Rameau Normil qui occupe la fonction illégale de DG a.i. de la PNH, s’insurge contre toute idée de l’émergence d’un syndicat de police, selon lui « illégal »

Installé le 27 août 2019 à la tête de l’institution policière par un Premier-ministre de facto, illégal et illégitime, Rameau Normil demeure à date un Directeur Général a.i. illégal et illégitime car la Constitution de 1987 et les lois de la République ne reconnaissent nullement la fonction de DG a.i. de la PNH échappant à tout contrôle du Parlement haïtien

Dimanche 9 février 2020 ((rezonodwes.com))–Sans faire référence au fameux texte de loi interdisant la constitution d’un syndicat libre pour représenter et défendre les intérêts des policiers dans son ensemble, le DG a.i. de la PNH, Rameau Normil, à l’instar des anciens hommes forts et éphémères de l’histoire récente d’Haïti – Namphy, Régala, Avril, Michel François, Aristide, Cédras…- traite ses subalternes « de groupes d’individus encagoulés« simplement parce qu’ils veulent faire valoir leurs droits.

Le DG a.i de la PNH, une fonction d’Etat que la Constitution de 1987 n’a pas prévu, a déclaré samedi « avoir appris avec stupéfaction que suite à la convocation de l’officier de police Yanick Joseph par l’IGPNH, un groupe d’individus dont certains cagoulés et des policiers se réclamant d’un mouvement syndical, […] ont pénétré de force l’enceinte de l »institution« .

Selon la note de presse signée par le DG a.i Rameau Normil, qui se comporterait d’ailleurs en juge et partie à la fois, jusqu’à affirmer que le mouvement syndical est interdit par les Règlements de la PNH, lesquels règlements ne sont pourtant pas au-dessus de la Constitution, ces « individus » ont verbalement et physiquement agressé le personnel.

M. Normil qui n’a jamais publiquement dénoncé la présence d’hommes au visage cagoulé circulant à bord de véhicules sans plaques d’immatriculation aux abords des manifestations anti-Jovenel Moise, a profité aujourd’hui de cette bavure policière, si on peut le définir ainsi, pour prendre la défense du peuple face à ces « individus » partisans d’un syndicat au sein de la PNH qui est exclusivement une institution civile et non militaire.

« Ces mêmes individus se sont également attaqués à l’intégrité physique des membres de la population » a indiqué le DG a.i n’étant jusqu’à présent parvenu à la conclusion officielle d’un rapport d’enquête sur le massacre de paisibles citoyens de Bel-Air à trois reprises.

Malgré qu’Haïti se retrouve aujourd’hui en lambeaux sans parlement par la faute du pouvoir en place, sans un budget de fonctionnement à jour, nu comme un ver et avec un gouvernement illégal et illégitime depuis fin avril 2019, il est perçu comme un Etat de droit par le DG a.i de la PNH, soulignant que la Direction Générale de la PNH « met toute en œuvre pour préserver la neutralité politique et la discipline que requiert le fonctionnement de cette institution républicaine« , qui, néanmoins, n’a aucun compte à rendre au –ti rès – Sénat, chargé en principe de le confirmer à ce poste.

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