Déroulée en cinq (5) saisons époustouflantes, cette série-2019 de tragi-comédies, d’horreurs et de cruautés inédites, sans légendes, animée par des parlementaires ignobles, un exécutif abject, un système judiciaire infâme et une opposition discordante et désaxée, détrône les meilleures productions fructueuses et onéreuses de la Hollywood
Mardi 14 janvier 2020 ((rezonodwes.com))– Indignité, indignation, ignominie, imposture, usurpation, incompétence, inculture, prostitutions médiatiques, flagornerie, trahison, rancune, cohabitations malsaines, vote présidentiel fratricide, votes parlementaires en contrepartie de sacs de riz, de motos et de billets verts, marchandage politique, impudeur, amalgames, mutisme, cécité, surdité, discours présidentiels creux, turbulents, insécurité galopante, injustice, cupidité, avarice, corruption, hyperinflation, pauvreté abjecte, incohérence, indécence, impudeur, obscénité, indifférence, insouciance, délit, cruauté, crimes humains, financiers, de lèse-patrie, primature bicéphale, génocides, diffamations, manifestations diurne, nocturne, bizango, sitting de professeurs, marches de professionnels, grèves de racketteurs, barricades enflammées, barricades murales, barricades végétales, comédies parlementaires, répugnance, crise énergétique, financière, sociale, diversion, procrastination, tergiversation, gangstérisation, banditisme officiel, surfacturation, plurifacturation, trafic de visas, vénalité, anomie, grossesse politique extra-utérine, déperdition chronique, scandale de kidnapping, de fornication, d’adultère et de masturbation officiels, une année chaotique marquée par tous les indices et les signes de la honte, les concepts d’infamie, les attributs de la psychose, les épithètes de la déchéance, les expressions de la dégénérescence et de la gouvernance catastrophique induite par une médiocratie politique de la pire espèce.
Cette sombre année de pays lock, mercenaires-snipers et de banditisme officieux et officiel, est simultanément scellée de multiples genres cinématographiques, sans maquillages, sans effets spéciaux, sans amplifications, sans légendes.
Pour leurs loisirs, les consommateurs de l’industrie du cinéma consentent à payer des montants colossaux pour se délecter dans des productions hilarantes et des séries teintées de barbaries et d’actions à couper le souffle.
Il requiert de multiples exercices de simulations et de répétitions aux acteurs, en particulier les comédiens, pour parodier et mimer avec dextérité les rôles qui leur sont dévolus. Pourtant, sans répétitions, sans auditions, sans costumes, sans montages, sans scripts, sans coaching, les députés, sénateurs, directeurs généraux et les officiels de ce régime politique kwashiorkor, sont dotés d’une habilité recherchée dans les arts plastiques susceptibles de générer des profits astronomiques.
Par leurs dictions, leurs gestes, leurs actions, leurs réflexions maladroites, leurs imaginations inimaginables, leurs esprits inventifs dans la négativité, leurs prestations de dévergondage, leurs pollutions, leurs machinations et leurs inspirations dans les profanations des nobles institutions publiques, ces législateurs-comiques et ces bandits légaux de grands chemins effraient des jeunes désespérés, stressent les enfants, persécutent les familles, générèrent du stroke; mais aussi déstressent en faisant tomber dans leurs épisodes de comédies insolites, dans des tristes éclats de rires, les prothèses dentaires des septuagénaires.
Sans être en état d’ébriété, ils titubent sur les chiffres et les lettres, en prononçant des chapitres « ivres », comme s’ils subissaient les effets d’un coup de barbancourt ou de bakara. Ils font pitié dans les approches de communication moderne, ignorant une correspondance électronique, comme s’il s’agissait d’un « émail» orné par des charlatans père-conscrits. Confusion de siècles, d’âges, de pays, de nationalités et de personnalités, ils visualisent de serrer leurs mains trempées dans tous les actes odieux à celles de l’immortel Socrate en planifiant un voyage de première classe vers l’Hexagone. Ils se transforment en de véritables coqs de gaguère, en des shaolins et des cowboys au dojo du Bicentenaire dont la façade héberge des ailes de dindes, cuisses de poulet, pieds de cochons et des tombées de cabris.
En effet, dans leurs vices, leurs atavismes et leurs dérives sociétales se soldant par des crimes humains et financiers multiformes, dont la destruction et la décapitalisation des commerçants et des entrepreneurs, ces hommes de loi, hors-la-loi, sont des intouchables, car blindés par « l’Humilité » parlementaire. Ils pleurnichent pour des postes officiels manqués; ils ravagent, détruisent, se vantent, se vendent, s’accusent et s’entremangent. Ils imposent des nominations abracadabrantes de n’importe qui, n’importe comment, n’importe quand et n’importe où, ici et ailleurs, pour ne rien foutre, voire pour kokoratiser et désacraliser l’Administration Publique, la chancellerie, les ministères et les organismes autonomes.
Ils déclament, bluffent, dégainent, invectivent, bloquent, menacent, manipulent, manigancent, massacrent, terrorisent, badigeonnent, soufflètent, calottent, diffament, marchandent des œufs, des pieds de cochons, des cuisses de poulets et des votes. Ils magouillent, corrompent, volent et dilapident les maigres ressources du pays.
Ces véritables « cons sans temps » qui font usage de la dialectique des kalachnikovs, AK-47 et mitraillettes pour défendre leurs intérêts mesquins, sont nuls dans l’arme argumentative de la dialectique et de la maïeutique qui devait être pourtant lumière et boussole pour les façonner et guider leurs pas officiels vers les sentiers de la concrétisation des projets viables de bien-être collectif.
Par les scènes révoltantes, les expositions désastreuses, les images et les décors apocalyptiques qu’ils enfantent, de tels personnages ignobles de cette série de la cinquantième de la honte, ont battu tous les records horribles.
ORIENTATION dépeint le contexte délétère de l’année 2019 en une série hollywoodienne alimentée par 5 saisons avec des figures minables de la salle de comédie du Bicentenaire; d’une justice aux yeux bandés voyant de toutes les couleurs; d’une opposition destructrice et autodestructrice, d’une Maison Blanche cataloguée tombe blanchie; d’une primature sans tête, fatiguée dans une bicéphalie chronique, génératrice de céphalée.
Première saison : Echec et mat de la présidence, un coup de maître opéré par les petrochallengers
La première saison de cette série sinistre a été enclenchée avec la mise en boite d’une présidence uppercutée, électrocutée et anéantie par les frappes sismiques d’une population, mille fois bafouée, décidément révoltée et convertie en des petrochallengers qui ne veulent plus se laisser berner dans des mensonges multicolores de bananes pourries et d’une combinaison idiote d’eau, de terre, soleil et humains pour les malmener dans une fausse terre promise par un faux libérateur sans vision et sans cœur, faisant la navette géo-spatiale entre Pèlerin et le Palais National sous les décombres.
Suite au décret présidentiel aveugle de vouloir amplement augmenter le prix du carburant dans une misère déjà trop aiguë, les 6-7 juillet allaient marquer un remarquable déclic dans la vie politique en Haïti qui a muselé et enterré une caravane sonore de bluffs, de gestion calamiteuse, de mal gouvernance, d’arrogance et de corruptions. L’insolence présidentielle « Point Barre ! » avait laissé la place à une factice attitude de brebis égarée enveloppée dans des propos trépassant « Pèp Ayisien, nou pale, m tande nou ! ».
Ce règne politique d’opacité était mourant, agonisant, expirant, soupirant au point qu’il marquait un silence de cimetière dans la schizophrénie, la paranoïa, la thanatophobie et une petrophobie bleue. De nombreuses maisons incendiées, des entreprises saccagées, des magasins pillés, des dizaines de véhicules volés en fumée, dans les rues, dans les maisons de concession et devant des hôtels suspects de bénéficier déloyalement des fonds du petrocaribe, la fureur populaire embrasée par cette décision présidentielle pyromane d’indexer largement à la hausse le prix du carburant, était généralisée et ne pouvait être contenue par aucunes forces, fussent-t-elles obscures ou lumineuses.
Un petit fil de lin connectait encore le président insensible à la Maison Blanche haïtienne, galvaudée. Dans ses élans incultes et immatures et dans ses discours bizarres, légers, impromptus, non désirés et indésirables ; dans ses postures déséquilibrées et désaxées, on déduisait l’insomnie, la peur et la longue asthénie qui hantait la famille présidentielle.
Des manœuvres de diversion et des coups de résurrection allaient être conçus et mis à exécution, semble-t-il, de concert avec des agents de doublure de l’International qui ont donné un brin d’espoir aux acteurs principaux de ce régime dilapidateur pour vivre encore quelques jours de grâce dans une liberté au compte-goutte, au prix fort.
Deuxième saison : actions barbares et criminelles pour dissuader la révolte populaire
Discours présidentiels aberrants, sinusoïdaux et absurdes, avoués dans des passages brutaux « Point Barre ! » à « Nou Pale, m tande Nou ». Révocations cavalières, forcées et non souhaitées du premier ministre hypocrite du serment d’Hippocrate, de ministres et conseillers spéciaux. Maladresses truffées d’accusations et de dénonciations lancées par le président à d’anciens collaborateurs et conseillers politiques avec qui il mangeait dans les mêmes assiettes, buvait dans les mêmes verres, pour les qualifier de narcotrafiquants et de bandits notoires ; les premiers épisodes de cette deuxième saison de cruautés et d’horreurs prenaient des formes verbales avant de se transformer à partir de la deuxième semaine de février 2019 en des crimes humains sanglants, sans précédent.
Un épisode de pays lock au mois de février 2019, décoré d’actes cruels et terrifiants de type 24-Heures Chrono concoctés par le pouvoir en place, a vu à nouveau des maisons carbonisées, des entreprises pillées, les routes bloquées, le commerce paralysé, les portes de l’école fermées au triple tour et plus de cinquante décès par balles1. Une semaine apocalyptique dans le mutisme, la cécité et la surdité du pouvoir, pendant que Arnel, Grovan, Tilapli, Ti-je, Gro-Je et Nenkankan exposaient en pleine rue leur arsenal de guerre pour défier les forces de l’ordre et terrifier la paix et la sécurité.
Paradoxalement, dans ce contexte de peur, d’urgence, de besoin de leadership, on croyait que le président suivait la vague des jeunes qui se jettent au Brésil et au Chili en quête d’une paix factice en terre étrangère. Le capitaine des Rose et Blanc était juste bèkèkè pendant que la figure emblématique de ce régime cupide sollicitait l’expertise des acteurs propageant le deuil et les ténèbres pour sécuriser ses biens mal acquis !
Au fur et à mesure, le régime planifiait des coups de maîtres démoniaques et des stratégies déloyales dominantes avec des prises de contact opaques et officieuses pour mobiliser les expertises de criminels chevronnés d’outre-mer. Certains figurants de ce feuilleton lugubre allaient se transformer en de véritables bandits notoires, pour accomplir des missions lucifériennes avec des feuilles de route teintées d’une incroyable monstruosité paraphées par les capitaines insensés de l’équipe au pouvoir. C’est à ce tournant macabre que des marchandes de La Saline, des habitants de Carrefour-Feuille, des riverains de Gran-Ravine et de Cité du Diable, alors de Dieu, souffraient et succombaient, sous les ordres officiels de ce régime, prêt à tout pour défendre quelques bouffées d’oxygène toxiques supplémentaires en vue de surfer dans la bulle officielle polluée.
Les bêtes sauvages au chevet de ce pouvoir en coma avaient sorti tous leurs griffes pour intimider la population déshéritée en lui mettant des balles à la tête, dans les poumons et dans le cœur en recrutant des assassins, des mercenaires et des snipers à la solde des démons qui dirigent ce pays habité par plus de onze millions d’âmes martelée, jovenélisée et lamothée dans la boue et les immondices.
Troisième saison : Un soi-disant système, indexé et inculpé dans les sept péchés capitaux des dilapidateurs
A défaut de dévier l’attention pour faire porter les sept péchés capitaux à leurs farouches adversaires politiques, les protagonistes de ce régime mal fagoté s’attaquent à un prétendu système prédateur, aux sept têtes venimeuses, pour tenter de rouler la population dans la farine une énième fois.
Après un faux confort dans le « marronnage », la surdité et le mutisme sépulcral, pendant de nombreux mois, le faux libérateur, concepteur de la machine de slogans minables, criminels et de mensonges polymorphes et multicolores de bananes pourries, essaie inutilement de sortir des coups de résurrection dans des sophismes et des paralogismes en pointant le système prédateur, comme principal obstacle à la concrétisation de ses promesses fallacieuses.
Ce sale jeu présidentiel hypocrite et exhibitionniste de vouloir faire endosser les sept péchés capitaux des imposteurs et des usurpateurs par un système pourri, est une courbe de 90 degrés, une diversion et une distraction pour tenter d’assurer une impossible échappatoire au débat réel de l’heure. C’est une vérité de la Palice, les vrais bénéficiaires de ce système inique et corrompu ; on les connait. Ils siègent illégitimement au Palais National ; ils occupent les couloirs de la Primature et des ministères. C’est à la faveur de ce système pervers que les élections présidentielles frauduleuses de 2011 ont vu la médiocratie détrôner la méritocratie pour se hisser en première place. Par ce système vicié, la médiocratie a récidivé en 2016, en imposant une pile de sénateurs, députés, magistrats communaux et président sans classe, sans expérience, sans vision, sans fond, sans forme, sans nom, pour hypothéquer la vie des enfants, des jeunes et de la population.
« Nos longs doigts ont été pris en flagrants délits dans des contrats déloyaux ; nos femmes et firmes bidon sont impliquées dans des gabegies financières ; nos copains et nos patrons sont indexés dans des affaires louches d’enrichissement illicite. Ce n’est pas de notre faute ; mais, c’est à cause du système ». Pure hérésie et machination pour essayer de duper les enfants du Bon Dieu en les prenant comme des canards sauvages.
Le peuple haïtien sait lire entre les lignes, il comprend, il connait, il déduit avec dextérité les manœuvres désespérées dans cette dernière caravane mort-née de réconciliation dans un « je t’aime, moi non plus ». Le système n’a jamais été un incontestable nœud gordien empêchant l’implémentation des projets de développement du pays. Car, le système, vivant à travers nos pratiques et nos références, contient certes quelques faiblesses ; néanmoins, il n’a jamais invité au vol, au crime, à la corruption et au banditisme qui sont, a contrario, bannis par la constitution, les chartes, les conventions et les textes de lois signés par Haïti.
Les importantes ressources humaines externes du pays ne sont pas convenablement intégrées dans les affaires politiques et économiques de la nation. Pourtant, plus de 80% des cadres Haïtiens les mieux formés, vivent à l’extérieur du pays (Banque Mondiale). Ce sont des pratiques d’exclusion et de marginalisation de notre courageuse et généreuse diaspora, qui constituent un énorme manque à gagner pour amorcer un vrai décollage et une ferme assise économique du pays. De surcroit, l’amateurisme, l’incompétence, l’inculture, l’imposture, l’usurpation, l’incapacité et leurs fils légitimes dont la corruption, les fraudes et le banditisme, croisent confortablement leurs pieds dans les rues, les salons, les couloirs de l’exécutif, du législatif et du judiciaire haïtiens. Ce sont des tendances négativistes qu’il faudra renverser, sans délai, car elles dissuadent les comportements d’efficience, d’intégration, de motivation, de quête d’excellence, de la mise en valeur et du rehaussement du capital humain du seul pays pauvre de l’Hémisphère.
Le système, particulièrement par ses négligences, son manque d’incitation à la culture de l’excellence et son laisser-aller dans la promotion de la médiocrité et du nivellement par le bas, invite justement à des réformes profondes. On ne saurait laisser en plein 21e siècle le gouvernail d’un navire entre les mains de la providence et de l’imposture. Les règles du jeu démocratique équilibré doivent prohiber ces options aveugles qui hypothèquent l’avenir des enfants, l’éducation, la santé et la culture en plébiscitant le vagabondage et la bêtise dans la direction du pays. Qu’il soit un pays industriel, développé, pauvre ou appauvri, les histoires récentes ont prouvé que les choix électoraux non avisés de dirigeants médiocres et incapables conduisent toujours à des catastrophes politiques, causant des répercussions regrettables sur l’économique et le social. Haïti est aujourd’hui dans la merde ; le monde est extrêmement bouleversé et menacé par des dirigeants détraqués, aux boutons de contrôles des missiles génocidaires. Suivez mon regard !
Quatrième saison : Course effrénée de la médiocratie, des promotions et des nominations sans fondement
« La principale compétence d’un médiocre c’est de reconnaitre un autre médiocre. Ensemble, ils organiseront des grattages de dos et des renvois d’ascenseur pour rendre puissant un clan qui va s’agrandissant ». Alain Deneault2
Déshonneur, bassesse, opprobre, tâtonnement, crucifixion, supplice, désacralisation des postes honorifiques, aujourd’hui, n’importe qui, venant de n’importe où, est habilité à déposer ses derrières sur les chaises bourrées des nobles institutions du pays. La Primature, les ministères, les organismes autonomes et les directions générales en pâtissent au niveau de l’hypophyse, dans les artères, les veines, les cellules et les neurones. L’Administration Publique connait un calvaire imminent depuis l’intronisation de ces individus sans le minimum minimorum qui recrutaient par BBM, par Messenger et révoquaient par Whatsapp, Tweeter et Facebook.
La Banque Centrale reçoit et exécute des ordres injustes non cadrés avec ses missions de protection et de régulation du système bancaire en signant des contrats hors-normes et résiliant des lettres de crédits en dehors des règles de l’art ; ce qui est susceptible de créer des méfiances qui sont de poisons létaux pour le système financier. Quand vous ne respectez pas vos mots, vos engagements, vos majigridis en fin d’un contrat, les investisseurs locaux et internationaux ne puissent vous prendre au sérieux. Par ces actions néfastes, ces paroles rancunières, ces chasses aux sorcières mises en branle par le champion des sorciers, Haïti continue de ternir son image, son prestige et sa place dans le concert du monde civilisé.
Des ministres sans nom, sans prestige, sans niveau, sans science, sans conscience, occupant des ministères régaliens pas nécessairement connexes ; coup d’émotion et improvisation du président dans la nomination de directeurs généraux dont celui de l’Administration Générale des Douanes ; intronisation illégitime d’un nouveau directeur général a.i de la PNH, reconduction illicite d’un conseil a.i à la tête de la BRH, investiture maladroite d’un nouveau conseil de la BNC, des ministères sans ministres, des ministères avec plusieurs ministres. Les désordres, la cacophonie, et la gouvernance « mazette », se soldant par une grossesse ectopique indésirable de l’Administration publique, ont atteint leur paroxysme.
Ces pratiques incitatives au désastre, comme le prône la théorie3 de la « fenêtre brisée » sabotent les références, les valeurs et les vertus qui représentent les socles qui garantissent le respect des biens publics, la protection de la vie, la poursuite du bonheur collectif, le sens de solidarité, l’amour, la fraternité, l’équité, l’égalité et la justice.
La Banque des banques est accusée dans des alliances louches de copinages et de connivences douteuses avec des firmes protégées de la présidence. Dans ces dérives de folles nominations et de gestions administratives irréfléchies, même le fameux Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), toujours exempt des scandales politiques, n’a pas été épargné de l’amateurisme et la myopie de ces capitaines non avisés, au pouvoir. Cet institut de référence dans les enquêtes, les recensements, les bulletins statistiques et économiques, a été « lock » en raison d’une révocation cavalière de sa directrice générale. Madame Daniela Altidor enseigne à l’un des meilleurs centres de formation du pays (CTPEA) qui est d’ailleurs son alma-mater. Cadre chevronné, elle offre ses loyaux services à l’entité référentielle de production des statistiques économiques et sociales officielles, depuis plus de deux décennies. Elle semble avoir reçu son insolente révocation à la tête de l’IHSI par un tweet présidentiel. Le coup est d’autant plus dur lorsque l’on sait que la personnalité proposée pour remplacer la directrice générale ne détient pas les notions fondamentales dans les domaines économiques et statistiques.
Cet empressement accéléré dans les cooptations et intronisations abracadabrantes des nouveaux chefs dans les rouages de l’Administration publique constitue une carte « intelligente » déposée sur la table par les accusés, les indexés et les inculpés du forfait du petrocaribe, des fonds des dollars cinquante-FNE, du contrat Dermalog et de la caravane opaque de gabegies présidentielles en vue de négocier des circonstances atténuantes, et de protéger leurs arrières, par solidarité ou par renvoi délictuel d’un ascenseur fonctionnant sous l’ère révolu de la corruption.
Cinquième saison : Une opposition destructrice et autodestructrice, incapable d’une offre sociale et politique cohérente
L’équipe adverse, emmenée par un président incompétent, traitre et rancunier, montrait tous les signes de la défaite, la défection, le coma et le K.O. Il suffisait d’un simple effort de concession des médiocres antagonistes de l’opposition mosaïque pour dégager une synergie et donc décrocher la palme en chantant les funérailles d’un cadavre déjà en putréfaction. Le régime trébuchait, allongeait et essoufflait, dans un ultime battement de cœur, dans la désolation et des cris de désespoir, à peine audibles. Il a fallu une entente élémentaire pour planifier un coup final triomphateur dans l’intérêt collectif, afin de conquérir la victoire déjà acquise, offerte sur un plateau d’agent par un peuple courageux.
Pourtant, dans leurs gourmandises, leurs pratiques égocentristes et leur stupidité, les soi-disant leaders de l’opposition avaient lamentablement laissé du temps nécessaire à l’adversaire agonisant pour soigner ses plaies, panser ses blessures et calmer ses douloureuses meurtrissures. Dans la césarienne, les artisans de ce pouvoir fébrile tenu par le faux Moïse, ont accouché des stratégies anti-fairplay pour se frayer un chemin pour faire durer le plaisir désagréable de la méfiance, la mal gouvernance et la crise de confiance généralisée. Les 6-7 juillet, le 17 octobre et le 18 novembre 2018, aucun capitaine, aucun coach, aucun manager crédible ne pouvait être identifié à l’issue de la colère populaire au point que carte d’accès a été refusée aux faux leaders de l’opposition, qualifiés d’opportunistes par les petrochallengers.
A la genèse de la dynamique du lock, de février 2019, les intensités de la crise, les cris balistiques, les discours présidentiels accusateurs, les nouvelles indexations de criminels, de dealers et les missions internationales avaient forcé des monologues, des dialogues de sourds-muets, des démissions, des émissions, des rémissions et des commissions pour des conférences nationales mort-nées. A la faveur de ce contexte d’hypertension, de frustration et de crispation, des groupuscules, des clans et des prétendus leaders de l’opposition ont émergé.
Menaces de révocations de visa, créations subites de nouveaux groupements, de nouveaux partis politiques, bouc-émissaires, diffamations, chantages politiques, négociations occultes, tous les coups étaient bons pour casser le mouvement populaire de la plaidoirie véhémente contre l’impunité qui avait pris naissance dans la révolte et la conscience populaire; mais, sans capitaines authentiques.
Le peuple avait offert la victoire sur un plateau en or. Le président déchu tenait le stylo au bout de ses « longs » doigts pour signer sa lettre de démission, en raison de son incompétence et son incapacité à gérer la situation houleuse. Mais, sans tête pensante, sans offre politique, sans cohésion, sans capitaines crédibles, l’opposition n’a été outillée sous aucune forme, pour saisir les opportunités qui se présentaient à elle.
Les faux leaders de l’opposition difforme, sans actions cohérentes et sans discours galvanisateur, ne pouvaient s’entendre sur le macadam. À des hôtels, sur des places publiques, dans les ambassades, au sein des résidences privées, ils étalaient énergiquement leurs savoir-faire dans les discordes et les divergences. Entre-temps, des chaises roulantes et des prothèses ont été apportées au régime déchu, battu, martyrisé par les frappes percutantes du petrochallenge qui lui ont permis de boitiller et culbuter dans les dossiers stratégiques du pays, aux dépens de l’intérêt collectif. Dommage que les cris perçants du peuple pour demander à extraire l’embryon et le fœtus du blocage de son développement physique et mental ne trouvaient pas de chirurgiens avisés pour réaliser l’opération de l’exclusion de la bêtise, l’improvisation, l’imposture et l’usurpation aux plus nobles positions du pays. Partition bien jouée par la population; mais hélas, occasions en or loupées par les avides du pouvoir qui ne puissent consentir aucun effort de concession.
Aujourd’hui, la présidence rancunière vit dans l’illusion d’un confort politique. Elle attaque, matraque, et menace de couper des têtes avec qui elle vivait dans les tête-à-tête. A la vérité, aucun coup salvateur n’a été véritablement porté par le régime. La crise reste quasiment entière ; l’inflation continue d’annihiler les bourses et les assiettes; le chômage humilie la population active ; le désespoir envahit les esprits, le doute face à l’avenir persiste ; la précarité enlève le leadership aux parents ; la pauvreté déshumanise les jeunes filles et les jeunes garçons.
Il est vrai que les clés perdues des portes de l’école ont été retrouvées ; la population a pu vaquer à ses occupations, ce sont de bonne nouvelles. Mais, des kalachnikovs, des AK-47 et des mitraillettes exposés dans les coins et les recoins du pays sont toujours manœuvrés par des mains et des cerveaux aliénés, sans foi ni loi. Aucun leadership n’a été exercé dans le sens de désarmer les détenteurs de munitions et d’armes illégales, en vue de garantir la paix et la sécurité dans la Cité. On ne saurait stipuler, avec certitude et exactitude, jusques à quand ces forces de l’ombre qui emportaient policiers, marchandes, étudiants, professeurs, journalistes, enfants, jeunes et vieux, « lâcheront leurs pieds » pour libérer les villes, les bidonvilles, les zones urbaines et les zones rurales qu’ils ont pris en otage.
Devrait-on se croiser les doigts, prier, se vouer à des Saints, compter sur la providence ou devrait-on contempler un leadership réel de l’Etat à vouloir exercer ses autorités légitimes de censurer les actes odieux pour assurer la paix dans le pays et faire en sorte que la confiance et la lumière rejaillissent pour de vrai ?
De toute évidence, avec cet épée de Damoclès du petrocaribe sous leurs gorges, ce ne sont pas ces dirigeants illégitimes, usurpateurs et imposteurs, trempés dans toutes les malversations, qui vont s’investir à assurer la paix et la sécurité au pays.
Quand même, sous un angle positif, 2019 a vu s’accomplir en Haïti la vulgarisation de la lumière sur les dossiers4 ténébreux des gabegies des fonds publics. Petrocaribe, Dermalog, caravane, Dollar-cinquante-FNE, Agitrans et Sofidai ont été pourchassés et claironnés à hauts décibels en cette dernière année pour clore cette triste décennie haïtienne. Une année d’enquêtes, de rapports, d’investigations, de photos, de vidéos, de graffitis et de pancartes de révolte pour salir la toile, marcher sur le macadam, crier dans les temples, les synagogues, les studios, les nightclubs, les parcs récréatifs et sportifs, pour solliciter le procès du crime du petrocaribe. Puisse 2020 achever les justes desideratas populaires exprimés en 2019 : « Kote Kob Petrocaribe a ? ».
Carly Dollin
carlydollin@gmail.com
1 https://lenouvelliste.com/article/202250/100-morts-pas-balle-en-trois-mois-problemes-de-disponibilite-de-sang-pour-sauver-des-blesses
2 Deneault Alain (2015),”La Médiocratie” Lux Editeur
3 James Q. Wilson and George L. Kelling first introduced the broken windows theory in an article titled « Broken Windows », in the March 1982 The Atlantic Monthly.
4 https://drive.google.com/file/d/10q_c9YLvAGmGy153xjYDqATc5G6UKzJt/view

