Vendredi 25 octobre 2019 ((rezonodwes.com))– L’ONU a exprimé vendredi son inquiétude concernant les situations de troubles dans de nombreux pays, notant que, même si chaque situation est unique, les manifestations ont pour point commun la colère des populations au sujet des inégalités et leur méfiance à l’égard des dirigeants politiques
« L’inquiétude dans la vie des gens mène à tout sauf au calme dans les rues et les places des villes. Chaque situation est unique. Certaines manifestations sont déclenchées par des problèmes économiques, notamment la hausse des prix, des inégalités persistantes ou des systèmes financiers qui profitent aux élites. D’autres découlent de revendications politiques. Et dans certains cas, les gens réagissent à la corruption et à différentes formes de discrimination », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, lors d’un point de presse à New York.
« Pourtant, il existe des points communs entre les continents – et cela devrait nous obliger tous à réfléchir et à réagir », a-t-il ajouté.
Selon lui, il est clair qu’il existe « un déficit croissant de confiance entre les citoyens et les institutions politiques et que le contrat social est de plus en plus menacé ». « Le monde est également aux prises avec les effets de la mondialisation et des nouvelles technologies, qui ont accru les inégalités au sein des sociétés », a noté le chef de l’ONU.
« Même lorsque les gens ne protestent pas, ils ont mal à s’en sortir et veulent être entendus. Les gens veulent des conditions égales pour tous, y compris des systèmes sociaux, économiques et financiers qui fonctionnent pour tous. Ils veulent que leurs droits humains soient respectés et qu’ils aient leur mot à dire dans les décisions qui affectent leur vie », a-t-il souligné.
Le Secrétaire général a exhorté les dirigeants du monde entier « à écouter les problèmes des gens ». « Notre monde a besoin d’action et d’ambition pour construire une mondialisation juste, renforcer la cohésion sociale et faire face à la crise climatique », a-t-il conclu.
A Genève, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a également exprimé son inquiétude et a pris pour exemple les manifestations en Bolivie, au Chili, à Hong Kong, en Équateur, en Égypte, en Guinée, en Haïti, en Iraq et au Liban.
Si les services de la Haut-Commissaire Michelle Bachelet évitent d’émettre des conclusions hâtives, ils insistent néanmoins sur l’un des points communs de ces nombreuses manifestations dans le monde. « Des populations en ont assez et sont en colère, surtout à cause des conditions socio-économiques, de la corruption, des inégalités et de l’écart grandissant entre les riches et les pauvres », a fait remarquer la porte-parole du HCDH.

