La rencontre entre des opérateurs des produits pétroliers, l’État haïtien et des chauffeurs, programmée ce mercredi, augure des perspectives optimistes pour la reprise des opérations d’approvisionnement des stations d’essence. Dans l’intervalle, des chauffeurs sollicitent des conditions sécuritaires optimales pour s’acquitter de leur tâche
Mercredi 4 septembre 2019 ((rezonodwes.com))– À Port-au-Prince, la panne sèche du carburant s’impose. Dans des stations d’essence, la vue déserte remplace les files de véhicules habituellement constatées. Les annonces de réapprovisionnement des pompes s’opposent à la résistance des chauffeurs hésitant encore à s’engager en raison de l’insécurité qui s’installe dans certains quartiers.
Jean Jacquelin Dupré, chauffeur de camions-citernes, maintient la position de ses pairs. ‘’Pas question de s’aventurer sans des garanties sécuritaires optimales pour les chauffeurs’’, avait-il insisté.
Par ailleurs, une réunion est en vue, ce mercredi, entre des acteurs impliqués dans la livraison de l’essence, a rapporté Jean Jacquelin Dupré. Ce sera l’occasion d’aborder les irritants et de dégager des pistes de solution. Jean Jacquelin Dupré en a profité pour lancer une mise en garde aux autorités policières.
‘’Au cas où l’un de nos chauffeurs serait victime de l’insécurité, je vous garantis que le processus sera automatiquement interrompu. Nous exigeons de l’accompagnement à l’aller comme au retour’’, a-t-il-indiqué.
Dans la foulée, les activités, tant à Port-au-Prince que dans d’autres villes de province, ont connu un net au ralentissement.
Le transport en commun, l’administration publique, le petit commerce se cherchent encore, 3 jours après la paralysie constatée et les mouvements de contestations populaires tenus en raison de la rareté de carburant sur le marché.
Hervé Noel
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