16 septembre 2026
Journée internationale de la jeunesse : la SOHDDH demande aux jeunes de s’impliquer davantage pour le changement social en Haïti
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Journée internationale de la jeunesse : la SOHDDH demande aux jeunes de s’impliquer davantage pour le changement social en Haïti

CE 12 Août 2019,Journée internationale de la jeunesse :LA SOHDDH demande aux jeunes de s’impliquer davantage pour le changement social en Haïti

La Solidarité haïtienne de Défense des Droits Humains profite de la journée mondiale de la jeunesse pour dénoncer le sort odieux réservé à la majorité des jeunes en Haïti. En effet, la plupart des jeunes haïtiens vivent comme des apatrides dans leur pays. L

eurs droits civils et politiques ainsi que leurs droits économiques, sociaux et culturels sont constamment violés. Pas d’emploi. Pas d’université. Pas de loisirs. Pas d’avenir. Pas d’espoir.  Le pays tue la jeunesse. Le pays tue les rêves. Le pays tue les talents dans l’œuf. Partir, fuir, quitter le pays (à tout prix) est devenu, pour la majorité des jeunes, la seule alternative, la dernière chance. Tout cela, à cause de dirigeants incompétents et corrompus, de politiciens véreux, d’une élite économique impitoyable, égoïste, rétrograde, sans vision.

La SOHDDH a constaté qu’en Haïti, le népotisme et la partialité règne en maître. Il faut avoir des relations privilégiées avec un politicien, un journaliste, un commerçant ou un fonctionnaire de l’Etat de renom. Sinon, on ne peut avoir un emploi ni avoir accès à des soins de santé de base dans un hôpital public ni obtenir ses pièces d’identité.

Conséquence : frustration chez les jeunes, désespoir. Il y en a qui sont devenus délinquants – les plus doués dans le domaine sont au service de politiciens véreux. La grande majorité a abandonné l’école, soit parce que leurs parents n’avaient plus de moyens pour continuer à payer leur scolarité, soit parce qu’ils sont démotivés.

Actuellement, il y en a encore une minorité de jeunes qui font des études, par amour ou par nécessité. Mais, resteront-ils longtemps motivés ?

En effet, de plus en plus, c’est l’incompétence, la corruption, le vice, la traîtrise qui sont récompensés au détriment de l’effort, de l’honnêteté, de la vertu et du patriotisme. En témoigne le dossier Petrocaribe.

L’instance administrative du pays a soumis un rapport sur l’utilisation des Fonds Petrocaribe. Les personnes indexées – au mépris de l’honneur, de l’intégrité morale – refusent de se mettre à la disposition de la justice. Le cas du Président de la République est le plus flagrant.

Celui-ci préfère décrédibiliser la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CCS/CA) au lieu de remettre sa démission – l’inverse aurait été normal dans tout autre pays où les dirigeant ont un certain respect pour leur population. Et la jeunesse continue à demander Kote kob Petwokaribe a.

La SOHDDH a réalisé que le pays est à un moment crucial de son histoire. Et les jeunes – en l’occurrence, ceux qui aiment Haïti – pourront jouer un rôle fondamental dans le devenir du pays.

Les jeunes doivent rompre avec les pratiques sociales et politiques actuelles, se révolter contre le système économique, social et politique actuel et opter pour une société caractérisée par la participation citoyenne, le patriotisme, l’égalité des chances, l’impartialité, la transparence, le sens de l’effort et la compétence.

Fait à Port-au-Prince, le 12 août 2019

Ansy Niclas
Directeur exécutif
37453133

1 Comment

  • Endijen 12 août 2019

    Dans l’Ambiance Generale du pays, le popetwel Jovenel Moise
    reste attacher a’ son poste. Certes, Jovenel prefere decredibiliser la CSCCA, parce qu’il trouve un terrain propice. Dans les autres pays, il y a un minimum. Au niveau de l’appareil judiciaire, les FATRAS n’ont pas le dessus. Les juges imposent et appliquent la LOI. Au sein de la societe civile, les Rony Desroches ou Pierre Esperance ne sont pas en grand nombre. Et la presse joue son role de 4e pouvoir. Dans ces conditions, l’ancien president Alan GARCIA etait assez averti pour le savoir. Face aux accusations, il avait deux choix:
    1. Affronter nan lib la Justice pour sa perte.
    2. A l’oppose’ des presume’s Petrovoleurs Jovenel, Martelly, Yves Germain Joseph.. .Marie Carmel Jean Marie et Privert; le sieur ALAN GARCIA preferait oter sa vie, au lieu de braver la justice de son pays. Misye konn wont, chen pat manje lasi je l net.

    M. Garcia avait compris ce serait impossible pour lui de trouver un Aly, Villard ou Dameus pour le tirer d’embarras. Je croyais ecouter le commissaire Villard aux micros des journalistes qui affirmait sans aucune reserve les mercenaires ne sont pas liberab. KK rat deye bwet. Et puis, sans aucune dignite’, il reste a’ son poste dans la societe Au Rabais. Dans une telle societe, Martelly ne fait qu’au debut de ses oeuvres. Le bruit d’une partie de la presse qui a ses PIONS dans la melee n’effraie pas Martelly.

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