À Port-au-Prince, des petrochallengers en nombre imposant regroupés sous le label ‘’Nou pap dòmi’’ sont vent debout contre le système de gouvernance politique et particulièrement le pouvoir de Jovenel Moise. Au Centre-ville de la capitale, à l’occasion de la clôture de la 2ème journée de mobilisation autour du Palais présidentiel l’énergie qui s’y prêtait augure de « perspectives encourageantes« , affirment des protestataires
Port-au-Prince, vendredi 14 juin 2019 ((rezonodwes.com))–Sur les ruines du Rex Théatre, où selon le rapport de la Cour des Comptes, l’administration Martelly-Lamothe aurait dépensé des millions de dollars pour « restructuration« , vendredi en milieu de journée, des portraits de hauts dignitaires des administrations Préval, Martelly et Privert exposés attiraient la foule.
À quelques encablures, des échanges intenses entre admirateurs se multipliaient. Chacun, révolté par les chiffres délirants dévoilés par la dernière version de la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif, s’était livré à l’exercice. ‘’Ces gens doivent être jugées et pendues sur la place publique’’, s’exclame un citoyen’’, apparemment dans la quarantaine.

Au Champs de Mars, pour l’acte 2 des 7 tours du Palais national, le cri de la révolte régalait. Des petrochallengers que des propagandes font tout pour diviser, chauffés à blanc s’appliquaient à donner les derniers consignes avant le coup d’envoi. Les Rues Saint-Honoré, de la Réunion, Pavée et Capois sont encore retenues pour les 7 pélérinages avec à la clef des arrêts pour délivrer le message, explique l’un des initiateurs.
Le cas de Jovenel Moise, seul un juge compétent pourrait statuer la-dessus
‘’Nous allons contourner le Palais national pendant 7 fois. Cet acte traduit le besoin de briser un système symbolisé par la corruption, le déni de justice, l’inégalité. Le Président doit se mettre à la disposition de la justice. Comme tout citoyen, il aura droit à se défendre et seul un juge compétent devra trancher’’, défend Velina Elysée Charlier, membre de Nou pap dòmi’’.
À l’instar de la première journée, les voyages autour du Palais présidentiel organisés sous haute escorte policière a eu quelques moments de débordements. À la fin, des véhicules privés ont été attaqués, des immeubles privés ciblés par des jets de pierres.
Au soir du vendredi, le mouvement ‘’Nou pap dòmi’’ dans une note publiée, se félicite des deux journées de mobilisation organisées à Port-au-Prince. Les membres ont profité pour exiger la libération de deux étudiants Moreno Paulas et Casimir Saint-Louis appréhendés par la police.
Ils entendent accélérer la lutte pour la reddition de comptes et la démission du Président de la République sans demie mesure.
Hervé Noël
vevenoel@gmail.com


