Souveraineté sous visa
Ils portent des costumes trop largespour des épaules trop étroites.Des titres ronflants,des voix pleines de micros,mais des décisions sous tutelle. Ils parlent de souverainetécomme on récite une poésie apprise par cœur,sans en comprendre le sens,sans en sentir le poids.Chaque mot doit d’abordpasser par une ambassade,être validé, corrigé, autorisé. Les jours de fêtes nationales,ils brandissent le
