GONAÏVES, 7 janvier (Rezo Nòdwès) – Un nouveau bras de fer entre forces de l’ordre et civils armés se profile-t-il aux Gonaïves après la mort, mardi, d’un lieutenant de l’activiste armé Paulda Pétimé, tué lors d’une intervention policière à Descahos ? La question se pose alors que des menaces de représailles circulent dans plusieurs quartiers sensibles de la ville.
Selon les informations recueillies par Rezo Nòdwès, des activistes issus des zones de Raboteau et de Descahos ont accordé un délai de 48 heures aux autorités judiciaires pour identifier et interpeller l’auteur présumé de l’assassinat de Cénatus John, alias Tou Kalè, survenu mardi 6 janvier. À défaut d’action judiciaire jugée satisfaisante, ils avertissent qu’ils entendent « donner une réponse ».
Le message, diffusé en créole sur les réseaux sociaux, est explicite : « Mesye Raboto melanje ak Dekawo bay lajistis nan Gonayiv 48h, pou arete moun ki tire Toukalè, madi 6 janvye a. Si pagen anyen ki di mesye di yap bay repons lan. » Cette déclaration alimente les craintes d’une escalade de violences dans une ville déjà marquée par des affrontements récents.
Le climat demeure tendu aux Gonaïves, où habitants et opérateurs économiques redoutent une nouvelle phase de confrontation armée susceptible de paralyser durablement les activités.

