6 novembre 2026
Haïti — Plusieurs villes soutiennent les opérations salvadoriennes contre les gangs et réclament la démission de Fils-Aimé
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Haïti — Plusieurs villes soutiennent les opérations salvadoriennes contre les gangs et réclament la démission de Fils-Aimé

Manifestations en Haïti : des villes applaudissent les opérations de Bukele

De plus en plus de manifestants appellent le gouvernement de facto à rompre le contrat conclu avec la firme de sécurité privée dirigée par Erik Prince, en raison du manque de résultats sur le terrain dans la lutte contre les gangs armés. D’autres voix réclament la démission du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, seul au pouvoir depuis plus de deux ans, sans contre-pouvoir politique.

L’appel à la mobilisation lancé par le journaliste Thériel Thélus a trouvé un écho dans plusieurs villes haïtiennes. À Port-au-Prince, Jacmel, Jérémie, Thomonde et Belladère, des milliers de personnes ont gagné les rues en signe de solidarité avec le président salvadorien Nayib Bukele, critiqué par des défenseurs des droits humains pour son engagement dans la lutte contre les gangs en Haïti. D’autres manifestants ont également réclamé la démission du chef de la Primature.

Des participants ont vivement critiqué le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour son indifférence face aux agissements des gangs. Au pouvoir depuis plus de deux ans, il a engagé une firme de mercenaires américains pour endiguer l’insécurité. Depuis le 1er mars 2025, les résultats se révèlent décevants. Aucun des 26 chefs de gang n’a été maîtrisé, les massacres de civils se sont multipliés et plus de 52 millions de dollars du Trésor public ont été gaspillés, dénoncent des protestataires.

L’arrivée des troupes salvadoriennes en Haïti, à la faveur de la Force de répression des gangs (FRG), mandatée par l’ONU, est accueillie comme un salut providentiel. Des interventions ordonnées par le président Nayib Bukele ont permis de dégager des voies et de semer la peur chez certains chefs de gang, dont Wilson Joseph, alias « Lanmò Sanjou », et Claudy Célestin, alias « Chyen Mechan ».

D’autres manifestants qualifient de honteuse l’attitude des autorités haïtiennes, qui font profil bas face au leadership affiché par le président Bukele lors des interventions des soldats centraméricains.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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