7 novembre 2026
Foire de la diaspora au Cap-Haïtien, une faible mobilisation et des comptes à rendre
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Foire de la diaspora au Cap-Haïtien, une faible mobilisation et des comptes à rendre

Présentée comme un rendez-vous destiné à rapprocher la diaspora haïtienne des acteurs culturels et économiques du Nord, la Foire de la diaspora au Cap-Haïtien suscite de sévères critiques ce 7 novembre 2026. Selon les témoignages rapportés, la faible fréquentation contraste avec l’importante campagne de communication déployée autour de l’événement. Ce décalage entre les ambitions affichées et la mobilisation observée met les ministères organisateurs face à une question centrale. Sur quelle préparation reposait leur promesse de faire de cette foire un véritable carrefour d’échanges et d’opportunités ?

Pour les artisans et les exposants locaux, les perspectives commerciales annoncées se seraient heurtées à des allées peu fréquentées et à des marchandises restées invendues. Les organisateurs doivent expliquer comment ils ont associé la diaspora à la préparation de cette rencontre, évalué la participation attendue et mobilisé les publics ciblés. Une communication abondante ne dispense pas les responsables publics de construire un événement autour de partenaires engagés et d’objectifs mesurables. Les difficultés rapportées soulèvent ainsi des interrogations sur la qualité de la planification et sur l’accompagnement proposé aux exposants.

La question du financement exige davantage de transparence. Une source présentée comme proche du dossier évoque un décaissement gouvernemental de 400 millions de gourdes, un montant qui reste à confirmer par des documents officiels. Cette information appelle la publication du budget autorisé, des sommes effectivement décaissées, des contrats conclus et des dépenses exécutées. Les ministères concernés ont la responsabilité de permettre cette vérification, d’autant que le chiffre avancé contraste fortement avec la faible mobilisation décrite sur place.

Dans une ville confrontée à d’importants besoins économiques et sociaux, les autorités doivent justifier leurs choix par des résultats vérifiables. Combien de visiteurs ont participé à la foire, quelle place la diaspora y a-t-elle réellement occupée et quelles retombées les exposants ont-ils enregistrées ? Un bilan public détaillé permettrait d’évaluer l’événement et d’identifier les responsabilités dans ses insuffisances. Les ministères organisateurs doivent désormais répondre sur la préparation, les dépenses et les résultats de cette initiative financée au nom de l’intérêt collectif.

Guyno DUVERNE 

duverneguyno@gmail.com

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