Etats-Unis — Social Security : hausse de 3,6 % des prestations en 2027, soit 75 dollars supplémentaires par mois en moyenne
WASHINGTON, mercredi 14 octobre 2026 (AP) — L’Administration américaine de la sécurité sociale (SSA) a annoncé mercredi une revalorisation de 3,6 % des prestations de retraite et d’invalidité à compter de janvier 2027. Cette augmentation, destinée à compenser l’inflation, représentera en moyenne 75 dollars supplémentaires par mois, soit 900 dollars par an, pour les bénéficiaires concernés.
Selon l’Associated Press, cette mesure concerne quelque 73 millions de bénéficiaires de la Social Security, ainsi que près de 7,5 millions de personnes percevant le Supplemental Security Income (SSI), un programme d’assistance destiné notamment aux personnes âgées ou handicapées disposant de faibles ressources. Le commissaire de la SSA, Frank Bisignano, estime que cet ajustement contribuera à renforcer la stabilité financière des ménages.
Une augmentation jugée insuffisante face à l’inflation. Plusieurs retraités dénoncent néanmoins une revalorisation qui ne compenserait pas la progression des dépenses alimentaires, énergétiques et médicales. Une enquête de l’AARP réalisée en septembre indique qu’environ trois quarts des personnes interrogées, âgées de 50 ans et plus, considèrent qu’une augmentation de 3,5 % serait insuffisante pour préserver leur pouvoir d’achat.
Le financement du système demeure préoccupant. Selon le rapport actuariel publié en juin 2026, les réserves combinées des fonds fiduciaires de la Social Security pourraient ne plus permettre le versement intégral des prestations dès 2034. Les recettes courantes ne couvriraient alors qu’environ 83 % des prestations prévues, en l’absence de réforme législative.
Parallèlement, le plafond annuel des revenus soumis aux cotisations de sécurité sociale passera de 184 500 dollars en 2026 à 192 300 dollars en 2027. Au Congrès, plusieurs propositions visant à accroître les ressources du régime, notamment par un relèvement du plafond des cotisations, continuent d’alimenter les débats entre démocrates et républicains.

