Plus de 600 participants de plus de 100 pays se sont réunis mercredi à Samarcande, en Ouzbékistan, pour un sommet mondial consacré au bien-être des enfants, sur fond de conflits, de pauvreté et de recul de l’aide internationale.
Organisée sous l’égide des Nations unies, cette rencontre vise à faire de la santé, de l’éducation et de la protection de l’enfance des priorités concrètes des politiques publiques et des investissements.
Dans un message adressé aux participants, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a averti que les progrès réalisés en faveur des enfants étaient menacés par les crises économiques, les urgences sanitaires et les conséquences du changement climatique. Il a également souligné que la diminution de l’aide humanitaire et le poids de la dette limitaient les moyens disponibles dans de nombreux pays en développement.
Le président de l’Assemblée générale de l’ONU, Khalilur Rahman, a appelé les gouvernements à traduire leurs engagements en financements, en objectifs mesurables et en échéances précises. Il a notamment plaidé pour un meilleur accès aux soins, à l’éducation et à la protection sociale, en accordant une attention particulière aux enfants pauvres, handicapés ou déplacés.
La rencontre aborde également les risques liés aux technologies numériques, notamment l’exploitation, la discrimination et les atteintes à la vie privée des mineurs.
Les inégalités face au cancer infantile figurent parmi les autres enjeux majeurs. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 80 % des enfants atteints d’un cancer guérissent dans les pays à revenu élevé, contre moins de 30 % dans de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire. L’organisation vise un taux mondial de survie de 60 % d’ici à 2030.
Le sommet met aussi en avant l’expérience de l’Ouzbékistan, où le taux de scolarisation préscolaire est passé de 27 % en 2017 à 78 % en 2026, selon les données présentées par les Nations unies.
Les participants sont appelés à dépasser les déclarations de principe pour renforcer les services sociaux et réduire les inégalités. L’enjeu, soulignent les responsables onusiens, est de faire en sorte que les engagements internationaux se traduisent par des améliorations concrètes dans la vie quotidienne des enfants.

