25 octobre 2026
Petite-Rivière-de-l’Artibonite : un calme fragile, des autorités locales introuvables
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Petite-Rivière-de-l’Artibonite : un calme fragile, des autorités locales introuvables

Une accalmie précaire après les attaques de « Gran Grif »

Un calme apparent s’installe après plus d’une semaine d’attaques du gang « Gran Grif » contre le commissariat de Petite-Rivière-de-l’Artibonite. Contraints de fuir leurs quartiers, des habitants réfugiés dans les mornes voient leurs conditions de vie se dégrader sous l’effet des fortes pluies.

Au centre-ville de Petite-Rivière-de-l’Artibonite, les dernières offensives du gang « Gran Grif » ont laissé un lourd bilan : au moins deux personnes tuées par balle, plusieurs murs de clôture défoncés et un exode massif des habitants, rapporte la presse locale. L’absence du président du conseil municipal intérimaire et du vice-délégué de l’arrondissement donne l’image d’une commune abandonnée par ses autorités.

Ce dimanche 25 octobre 2026, les tirs à l’arme lourde ont cessé et un repli des assaillants est observé, selon des résidents. Après plusieurs jours de tension, une accalmie précaire s’est installée, sans dissiper les craintes de nouvelles attaques.

Les intempéries aggravent les difficultés de la population. Plus de douze heures de pluie ininterrompue et des coulées de boue compliquent davantage la situation des familles déplacées.

Réfugiés dans les mornes et les rizières, les habitants ayant fui les violences peinent à subvenir à leurs besoins élémentaires. La faim, les privations, la menace des groupes armés et les entraves à la liberté de circulation compromettent toute perspective de retour dans leurs quartiers.

Hervé Noël
vevenoel@gmail.com

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