11 octobre 2026
ONU Haïti : Pitit Dessalines réclame des preuves sur les accusations visant Moïse Jean-Charles
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ONU Haïti : Pitit Dessalines réclame des preuves sur les accusations visant Moïse Jean-Charles

Le parti politique haïtien Pitit Dessalines a annoncé avoir saisi le secrétaire général des Nations unies et le Groupe d’experts sur Haïti pour obtenir des clarifications sur les accusations visant son dirigeant, l’ancien sénateur Moïse Jean-Charles, dans un rapport onusien publié en 2026.

Dans un communiqué daté du 10 octobre, la formation politique conteste les éléments présentés dans le rapport S/2026/714, aux paragraphes 153 à 159, qui attribuent à son leader un rôle personnel dans le contrôle du secteur du commerce des civelles, appelées « zangi » en créole.

Pitit Dessalines demande que les allégations soient étayées par des éléments de preuve précis, vérifiables et suffisamment corroborés. À défaut, le parti réclame le retrait du nom de Moïse Jean-Charles des passages concernés.

La formation politique insiste sur la distinction entre le commerce légal des civelles et d’éventuelles infractions commises dans cette filière. Elle rappelle que le ministère haïtien de l’Agriculture délivre des certificats aux exportateurs répondant aux normes et exigences applicables. Le parti affirme par ailleurs que son dirigeant n’exerce aucune activité commerciale dans ce secteur.

Cette démarche intervient dans un contexte de surveillance internationale accrue des réseaux économiques susceptibles d’être liés aux acteurs politiques et aux circuits de financement en Haïti. Le Groupe d’experts sur Haïti, créé par le Conseil de sécurité des Nations unies en application de la résolution 2653 adoptée en 2022, est chargé notamment d’examiner les informations relatives aux sanctions et aux activités susceptibles de contribuer à l’instabilité du pays.

Dans son communiqué, Pitit Dessalines invoque les principes de transparence, de rigueur et d’exactitude de l’information. Le parti indique laisser aux instances compétentes des Nations unies le soin d’apporter les éclaircissements demandés, tout en se réservant la possibilité d’engager des actions devant les juridictions nationales ou internationales pour défendre son honneur et les droits de ses membres.

Les éléments du rapport contestés par le parti et les réponses éventuelles des instances onusiennes n’ont pas été détaillés davantage dans le communiqué.

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