Plusieurs organisations syndicales des secteurs public et privé des Nippes menacent d’organiser des mobilisations nationales si le gouvernement d’Alix Didier Fils-Aimé ne répond pas à leurs revendications concernant les taxes, les salaires, la sécurité et les conditions de travail.
Dans une note conjointe datée du 21 octobre, les syndicats donnent jusqu’au 29 octobre à l’exécutif pour satisfaire trois exigences : le retrait d’une taxe de 15 % imposée aux travailleurs, le paiement du quatorzième mois aux employés de l’État et le règlement des dettes envers les établissements hospitaliers desservant les assurés de l’OFATMA.
À défaut de réponses jugées satisfaisantes, une journée de mobilisation syndicale et populaire est annoncée pour le 30 octobre.
Les organisations fixent ensuite au 30 novembre une seconde échéance pour obtenir des mesures contre l’insécurité, la vie chère et la dégradation du pouvoir d’achat. Elles réclament également une augmentation des salaires dans le secteur public, en tenant compte de l’inflation, ainsi que le respect des accords conclus avec les syndicats d’enseignants, notamment celui du 20 janvier 2025.
Les signataires dénoncent les enlèvements, les violences des gangs et le blocage des routes nationales. Ils demandent aux autorités de rétablir la sécurité et la libre circulation, notamment à l’approche des célébrations du 1er janvier 2027.
Ils invoquent par ailleurs l’article 137 du Code du travail haïtien, qu’ils estiment applicable à l’ajustement des salaires lorsque l’inflation dépasse 10 % au cours d’un exercice fiscal.
Si leurs demandes restent sans réponse avant la fin novembre, deux nouvelles journées de mobilisation sont prévues les 1er et 2 décembre dans tout le pays.
Plusieurs organisations syndicales, dont CUTRASEPH-Nippes, KOPA, SONIDH et UNNOH-Nippes, figurent parmi les signataires. Leur mouvement entend élargir la mobilisation aux travailleurs, aux enseignants, aux organisations sociales et aux membres de la diaspora.
Les syndicats accusent ainsi le gouvernement de laisser se détériorer les conditions de vie de la population et réclament des mesures concrètes pour défendre le pouvoir d’achat et les droits des travailleurs.

