21 octobre 2026
Haïti — Santo sous les tirs : la FRG ordonne aux habitants de rester chez eux, tandis que les gangs les retiennent pour s’en servir comme boucliers humains
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Haïti — Santo sous les tirs : la FRG ordonne aux habitants de rester chez eux, tandis que les gangs les retiennent pour s’en servir comme boucliers humains

PORT-AU-PRINCE, mercredi 21 octobre 2026 — La situation sécuritaire s’est considérablement détériorée mercredi dans la plaine du Cul-de-Sac, particulièrement à Santo 15, 17 et 19, jusqu’au carrefour Marassa, où d’intenses échanges de tirs et des opérations aériennes ont été signalés. Selon Patrick Joseph, responsable du Comité pour le relèvement de Du Vivier, interrogé par Radio Kiskeya, plusieurs frappes de drones ont été enregistrées, dont « une contre une maison appartenant à la compagne du chef de gang Lanmò San Jou, à Croix-des-Bouquets« .

La population se retrouve prise au piège entre les opérations de la Force de répression des gangs (FRG) et les groupes criminels. Selon M. Joseph, la FRG a demandé aux habitants de Santo de rester confinés à leur domicile pendant les opérations, tandis que « des gangs armés les empêcheraient de quitter les quartiers afin de les utiliser comme boucliers humains« . La circulation automobile et motocycliste est pratiquement interrompue entre le carrefour Marassa et Chada, contraignant certains habitants à tenter de se déplacer à pied.

Concernant les quatre militaires salvadoriens portés disparus depuis l’attaque de dimanche, aucune information officielle ne permet, à ce stade, d’établir leur sort. Des informations non confirmées évoquent leur possible décès, mais aucune découverte de dépouilles ni aucune preuve de leur mort n’a été officiellement établie. Les opérations de recherche se poursuivraient parallèlement à l’intensification des interventions armées dans la zone.

Patrick Joseph estime qu’une évacuation sécurisée des civils nécessiterait l’établissement d’un corridor humanitaire, sous protection des forces déployées au sol et dans les airs. Faute d’un tel dispositif, les habitants de Santo et de Croix-des-Bouquets demeurent exposés aux affrontements, sans possibilité effective de quitter les secteurs concernés.

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