Haïti–République dominicaine | Une île, deux nations, 90 minutes : les Grenadiers à l’assaut de Santo Domingo
SANTO DOMINGO, 1er octobre 2026 — Ce n’est pas un match ordinaire. Haïti et la République dominicaine se retrouvent jeudi soir à Santo Domingo pour un nouveau chapitre d’un face-à-face vieux d’un demi-siècle, entre deux sélections partageant la même île et dont l’histoire sportive demeure largement favorable aux Grenadiers.
Le bilan des confrontations internationales seniors généralement recensées depuis 1976 donne neuf victoires à Haïti, deux matchs nuls et une seule victoire à la République dominicaine. Les Haïtiens ont notamment infligé à leurs voisins plusieurs scores imposants : 3-0 en 1976, 6-0 en 1996, 5-0 en 1998 et 4-0 en 1999.
La géographie ajoute au rendez-vous sa charge symbolique. Le traité de Ryswick de 1697 consacra la reconnaissance par l’Espagne de la présence française dans la partie occidentale de l’île. Les trajectoires historiques conduisirent ensuite à la constitution de deux États souverains : Haïti à l’ouest et la République dominicaine à l’est.
Jeudi soir, cependant, l’histoire restera à l’extérieur des lignes blanches. Les Grenadiers devront convertir leur supériorité statistique passée en résultat sportif présent. La République dominicaine joue à domicile et le football caribéen de 2026 ne saurait être mesuré uniquement à partir des lourdes défaites dominicaines des années 1990.
Haïti dispose néanmoins d’un patrimoine footballistique mondial sans équivalent chez son voisin : deux qualifications à la phase finale de la Coupe du monde senior, en 1974 et 2026. La génération actuelle porte ainsi une responsabilité particulière : défendre sur le terrain une tradition que les chiffres placent historiquement du côté haïtien.
Une île. Deux drapeaux. Deux sélections. Un ballon. Et 90 minutes pour écrire la suite.
Grenadiers, à l’assaut !

