Le Mouvement Inoubliable Dessalines Jean-Jacques (MUDJJ) demande la levée du secret entourant quatre noms figurant sous scellés dans l’acte d’accusation fédéral américain lié à l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse, tué en juillet 2021.
Dans un communiqué publié jeudi, l’organisation réclame également un audit des prélèvements de 1,50 dollar appliqués depuis 2011 aux transferts d’argent vers Haïti et destinés au financement du Fonds national de l’éducation (FNE).
Le MUDJJ affirme que cinq ans après l’assassinat, 30 personnes ont été inculpées par un grand jury fédéral du district sud de la Floride et que quatre identités demeurent confidentielles. L’organisation estime que leur divulgation est nécessaire pour permettre au public haïtien de mieux comprendre les responsabilités recherchées dans cette affaire.
Le mouvement réclame parallèlement la publication des états financiers du FNE depuis 2011 et la réalisation d’un audit indépendant. Il s’appuie notamment sur une action collective engagée aux Etats-Unis, qui mettait en cause la gestion des fonds collectés. Cette procédure avait été rejetée pour des motifs procéduraux en septembre 2023, selon le communiqué.
Le MUDJJ demande aussi un examen des nominations diplomatiques effectuées entre 2011 et 2026 et propose, pour de futurs prélèvements auprès de la diaspora, la création d’un fonds placé sous contrôle indépendant et soumis à des audits internationaux.
« La diaspora mérite une réponse », a déclaré Eliphete Joseph, président du MUDJJ, appelant à la publication de « noms, chiffres et reçus ».
Les accusations de détournement de fonds avancées par l’organisation ne constituent toutefois pas, à elles seules, une conclusion judiciaire sur la gestion du FNE.

