Le déploiement des soldats de la Force de répression des gangs (FRG) à Gros-Morne s’apparente à la pure démagogie, une opération de mise en scène sécuritaire, dénonce l’ancien député Fritz Chéry rappelant que les bandits de « Kokorat san ras » se relaxent à Ti-Bwadòm, pendant que les troupes internationales limitent leurs actions au centre-ville de la commune.
Deux hélicoptères survolent le ciel de la commune de Gros-Morne, plusieurs blindés mobilisés pour patrouiller le centre-ville de Gros-Morne, un renforcement de l’effectif de la FRG déployé sur le terrain pour des résultats qui tardent à être concrétisés. L’ancien député Fritz Chéry ne mâche pas ses mots pour dénoncer des interventions teintées de démagogie menées par la mission mandatée par l’ONU pour réprimer les gangs en Haïti.
À Rivière-Blanche, le tableau est déprimant et appelle à questionner sur l’opportunité de la présence des soldats de la FRG, selon l’ancien parlementaire. Les bandits armés défilent dans la 7è section communale, se décontractent, sans avoir le souci d’être mis en déroute par les forces de sécurité. Fritz Chéry dénonce une stratégie infructueuse se limitant à des interventions centralisées dans la périphérie du Commissariat.
Le contingent de la FRG évite la véritable cible localisée à « Ti-Bwadòm » sans penser attaquer les bandits dans leur fief. Après avoir provoqué les bandits lors d’une patrouille de routine, les éléments de la FRG ont abandonné la commune de Gros-Morne offrant aux gangs l’option de représailles contre la population civile. Dans cette dynamique, le renouvèlement du mandat de la FRG après 6 mois de déploiement s’avère un exercice superflu.
Hervé Noel

