NASHVILLE, 3 octobre 2026 — Christa Pike, 50 ans, est toujours en vie après l’échec spectaculaire de son exécution par injection létale le 30 septembre au Tennessee. Selon ses avocats, elle demeure inconsciente, intubée et placée sous ventilation mécanique dans un hôpital de la région de Nashville. Son état est décrit comme critique.
Les documents judiciaires déposés par sa défense indiquent que ses deux bras présentent d’importants gonflements, brûlures et cloques. L’hypothèse avancée est celle d’un mauvais positionnement des voies intraveineuses : une partie du pentobarbital aurait pénétré dans les tissus plutôt que correctement dans la circulation sanguine. Cette explication fait toutefois partie des éléments qui doivent encore être examinés officiellement.
Développement majeur ce samedi 3 octobre : Frank Strada, commissaire du Tennessee Department of Correction, a annoncé sa démission. Le gouverneur Bill Lee a parallèlement ordonné une enquête indépendante sur l’exécution manquée et suspendu les autres exécutions prévues dans l’État jusqu’à la fin de 2026.
Les avocats de Pike demandent également à la justice d’ordonner la conservation de toutes les preuves liées à la procédure — matériel intraveineux, médicaments, documents et autres éléments susceptibles d’établir ce qui s’est produit dans la chambre d’exécution. Reuters rapporte ce 3 octobre que Pike demeure sous assistance médicale après avoir survécu à l’administration des produits létaux.
Pike avait été condamnée à mort pour le meurtre, en 1995, de Colleen Slemmer, 19 ans, alors qu’elles fréquentaient un centre Job Corps à Knoxville. Elle avait 18 ans au moment des faits. Son exécution aurait été la première d’une femme au Tennessee depuis plus de deux siècles.
À cette heure, aucune nouvelle date d’exécution n’est annoncée. La question immédiate porte d’abord sur son état neurologique et physique, puis sur les conséquences judiciaires de cette première tentative d’exécution et sur les conclusions de l’enquête ordonnée par le gouverneur.

