PORT-AU-PRINCE, 2 octobre 2026 — Une rencontre entre le Conseil électoral provisoire (CEP) et des représentants de partis politiques a tourné vendredi au brouhaha à l’Hôtel Montana. Selon des témoignages recueillis sur place, de fortes discussions ont éclaté après que plusieurs participants eurent affirmé ne pas avoir reçu le document exposant les modifications annoncées au dispositif électoral.
« KEP a pa bay papye pou tout moun wè sa ki modifye nan dekrè elektoral la », rapporte notamment un témoin : le CEP n’aurait pas distribué à tous le texte permettant d’examiner les changements. Des représentants auraient protesté contre ce traitement différencié, provoquant échanges houleux et désordre dans la salle. Le CEP n’avait pas encore, au moment de cette publication, donné sa version publique de l’incident.
La controverse intervient au cœur d’un processus déjà plusieurs fois réajusté. Le décret électoral du 2 juin 2026 a été modifié dès le 2 juillet, avec treize changements, tandis que le CEP vient également de prolonger jusqu’au 14 octobre certaines opérations relatives aux candidatures. À moins de deux mois du scrutin annoncé pour le 13 décembre, ces révisions alimentent les interrogations sur la stabilité du calendrier.
Autre point litigieux : les 30 000 membres, adhérents ou sympathisants présentés par les structures politiques. Or le décret modificatif impose précisément au CEP de « contrôler [la] sincérité » de ces listes, d’éviter les doublons et de vérifier les NINU. Des allégations selon lesquelles certains citoyens figureraient sur des listes sans consentement explicite rendent donc la publication de la méthodologie de contrôle et des résultats de vérification particulièrement attendue.
Le CEP affirme poursuivre des élections crédibles et transparentes ; les événements rapportés vendredi au Montana placent cependant la transparence documentaire au premier plan. Entre modifications réglementaires, contestation des listes de 30 000 adhérents et calendrier comprimé, le 13 décembre demeure officiellement la référence : mais chaque nouvelle controverse accroît la pression sur le CEP pour démontrer, documents et procédures à l’appui, que ce calendrier peut juridiquement et matériellement être exécuté.
[Consulter le cadre légal électoral publié par le CEP](https://cephaiti.ht/cadre-legal/?utm_source=chatgpt.com)

