Les perturbations informatiques qui affectent Capital Bank depuis le 2 octobre suscitent l’inquiétude de ses clients, alors que le groupe de cybercriminels LockBit 5.0 revendique une attaque contre l’établissement haïtien. La banque n’a toutefois pas confirmé avoir été piratée.
Dans un avis publié le 4 octobre, l’institution a évoqué un « incident technique » affectant l’accès à ses serveurs d’applications, chargés d’assurer la connexion avec son système central. Les difficultés ont entraîné la suspension de plusieurs services, notamment les opérations en agence, la banque en ligne et l’accès à certains distributeurs automatiques.
La reprise des activités, initialement annoncée pour le 7 octobre, a été reportée afin de permettre des vérifications supplémentaires. La banque a indiqué que ses équipes poursuivaient les travaux nécessaires à un rétablissement progressif et sécurisé des opérations dans les succursales.
Depuis le 5 octobre, plusieurs plateformes spécialisées en cybersécurité recensent une revendication de LockBit 5.0 visant Capital Bank. Le groupe affirme détenir des données et menace de les publier. Ces déclarations n’ont cependant pas été confirmées de manière indépendante.
Capital Bank assure que les données de sa clientèle ne sont pas concernées par l’incident. Aucun élément public vérifié ne permet actuellement d’établir qu’un vol d’informations a effectivement eu lieu.
Cette affaire soulève néanmoins des questions sur la sécurité des infrastructures numériques bancaires en Haïti, où les interruptions prolongées de services compliquent les opérations quotidiennes des clients. L’origine exacte de l’incident et l’éventuelle compromission des systèmes restent à établir.


