À 99,99 % des sections électorales totalisées, le Brésil se dirige officiellement vers un second tour entre Flávio Bolsonaro et Luiz Inácio Lula da Silva. Le candidat du PL recueille 47,03 % des suffrages valides, soit 56 104 103 voix, contre 45,16 % et 53 876 434 voix pour Lula. La participation atteint 78,92 %, avec plus de 125,2 millions de votants, tandis que l’abstention s’établit à 21,08 %.
BRASILIA, 4 octobre 2026 — À peine le second tour confirmé, Flávio Bolsonaro (PL) et Luiz Inácio Lula da Silva (PT) ont donné dimanche soir le ton des trois semaines de campagne qui les séparent du vote décisif du 25 octobre. Arrivé en tête du premier tour avec environ 47 % des suffrages valides, le sénateur a interprété son avance comme une demande de changement politique.
Face aux journalistes à Brasília, Flávio Bolsonaro a lancé : « C’est la fin de l’ère du PT », avant d’affirmer que le résultat exprimait, selon lui, un rejet du gouvernement sortant. Il a promis une administration comprenant moins de ministères, réaffirmé son engagement à ne solliciter qu’un seul mandat présidentiel et annoncé qu’un éventuel gouvernement chercherait à modifier l’orientation de plusieurs institutions fédérales. Ces déclarations constituent son interprétation politique du scrutin, non une conclusion institutionnelle tirée du vote.
À São Paulo, Lula a reconnu avoir espéré une victoire dès le premier tour. Le président sortant a cependant présenté le scrutin du 25 octobre comme une nouvelle étape : « À partir de demain, nous commençons une nouvelle campagne », a-t-il déclaré, estimant qu’un duel à deux permettra une confrontation plus directe des projets et des bilans. Il a également qualifié le second tour de « prova dos 9 », expression brésilienne évoquant une épreuve de vérification décisive.
Lula entend notamment concentrer ses efforts sur les électeurs qui se sont abstenus et défendre son bilan social, économique et éducatif. Il a parallèlement annoncé qu’il opposerait plus directement son parcours et celui de son gouvernement à celui de Flávio Bolsonaro. Certaines accusations formulées dimanche contre son adversaire demeurent des arguments de campagne et doivent être distinguées de toute qualification judiciaire établie.
Le premier tour laisse ainsi place à une confrontation nettement resserrée. Flávio Bolsonaro cherchera à transformer son avance en dynamique de rupture avec le PT ; Lula tentera de récupérer les abstentionnistes et les électeurs des candidats éliminés. Trois semaines séparent désormais les deux camps du second tour, dans un scrutin où l’écart du premier tour figure parmi les plus faibles enregistrés entre les deux premiers candidats depuis le retour de la démocratie au Brésil.

