La PNH vante des avancées encourageantes dans le cadre des interventions menées à Gressier. Pour la société civile gressiéroise, les résultats escomptés passent nécessairement par la reconquête du littoral occupé par les bandits du gang «103 Zombies»
Au moins trois bandits ont été tués dans des échanges de tirs avec la Police, plusieurs fusils saisis, dans le cadre d’une intervention à Jasmin, localité de Gressier. Des images de corps démembrés, d’armes de guerre récupérées sont devenues virales sur les réseaux sociaux dans la matinée du jeudi. Blessés par balles, d’autres membres du gang ont du fuir en tentant de contenir l’hémorragie des plaies, selon Jean Somoza Célestin, voix de la société civile de Gressier.
Ce coup de filet de la PNH intervient moins de 72 heures après l’installation du nouveau coordonnateur de la régions des Palmes, le commissaire Alix Appolon. La mobilisations des agents de l’Unité temporaire anti-gang (UTAG), des policiers du Groupe d’intervention (GI-PNH/Swat), des éléments de la Brigade de recherches et d’intervention (BRI) augure déjà des perspectives encourageantes dans le combat contre les gangs.
S’il faut saluer le courage animé par les policiers engagés sur le front, il est nécessaire d’identifier les défis qui doivent être abordés. L’occupation du littoral par les criminels exigent à la PNH des moyens renforcés pour intervenir. Selon Célestin, sur tout le long de la côte, les criminels s’accaparent des installations hôtelières pour établir leur base, contrôler le trafic maritime, imposer un point de péage.

