Le transfert par le haut-commandement de la PNH le mois dernier d’un groupe de policiers affectés au Commissariat de Delmas, dans l’optique de contenir la vague d’enlèvements et séquestrations contre rançon dans la juridiction est loin d’apporter ses fruits. Avec la même fréquence, les bandits de « Viv ansanm » multiplient les actes de kidnappings dans la commune.
Le journaliste Wesly Renaud Jean a été kidnappé dans la soirée du dimanche 6 septembre à Delmas par des bandits. Selon un proche, le travailleur de la presse qui prête ses services à Radio Télé Métropole a été enlevé à Delmas 31 pendant qu’il se trouvait à bord de son véhicule.
Aucune information n’est encore disponible sur le lieu de séquestration et le groupe criminel affilié à « Viv ansanm », auteur de cet acte criminel. Néanmoins, dans l’entourage de la victime, la peur sur la vie du journaliste s’installe. Au regard des cas précédents de journalistes enlevés par des criminels de « Viv ansanm », des craintes surgissent sur l’issue de cet acte contre Wesly Renaud Jean.
Il importe de souligner que la commune de Delmas, précisément le quartier de Delmas 31, demeure un défi pour les forces de l’ordre. Au quotidien des cas de kidnappings sont enregistrés dans ce secteur, transversal à d’autres sections de Delmas. La décision de la hiérarchie de la Police nationale d’Haïti (PNH) de transférer plusieurs policiers cantonnés à Delmas est loin d’apporter les résultats escomptés.

