Le leadership et la compétence de la supérieure de la Congregation des filles de la Sagesse, la sœur Rose-Marly Joseph, sont mis en cause dans la dégradation des rapports entre les écolières de l’École Notre-Dame du Rosaire et celles de l’Institution du Sacré-Cœur de Turgeau.
Les filles de l’École Notre-Dame du Rosaire éprouvent un sentiment d’animosité envers celles de l’Institution du Sacré-Cœur, privées de local depuis les attaques des gangs contre le bâtiment historique de Turgeau en 2023. Différentes scènes et divers épisodes documentés, rapportés par des témoins révèlent un certain inconfort dans le projet de faire loger les deux institutions éducatives sous un même toit à Pétion-Ville. Le pourrissement des relations entre les deux œuvres éducatives est attribué au déficit de leadership de la supérieure de la Congrégation des filles de la sagesse, Rose-Marly Joseph.
Accueillies à Pétion-Ville dans un espace commun avec les filles de l’École Notre-Dame du Rosaire, les élèves de l’Institution du Sacré-Cœur (ISC) sont loin d’être les bienvenues. Des témoignages des écolières rapportés par des parents traduisent des traitements inacceptables infligés aux invitées. Au quotidien, les filles de l’Institution du Sacré-Cœur font face à l’interdiction d’utiliser les toilettes, aux propos irrévérencieux tenus par les hôtes, aux critiques impertinentes de la part des filles de l’École Notre-Dame du Rosaire, institution d’accueil.
Au-delà des préjugés caractérisés subis, des ressentiments liés au sort infortuné de la perte du local historique de Turgeau, les filles de l’Institution du Sacré-Cœur doivent affronter les idées préconçues, les petites querelles latentes, remises au goût du jour. Il est rapporté que les filles formées à l’Institution du Sacré-Cœur sont reconnues comme des compétences aguerries, des esprits éveillés, des sujets brillants, contrairement aux produits de l’École Notre-Dame du Rosaire. De quoi nourrir les clivages et alimenter des différends entre les deux institutions sœurs.
Il est aussi à rappeler que depuis près de tois semaines, trois écolières de l’Institution du Sacré-Cœur de Turgeau, kidnappées à Delmas 75 par des bandits, sont encore entre les mains des ravisseurs. Une ambiance tendue paralyse le fonctionnement normal l’institution congréganiste catholique.

