NEW YORK, 13 août 2026 — Le maire de New York, Zohran Mamdani, a demandé au président Donald Trump d’intervenir en faveur des ressortissants haïtiens privés du Statut de protection temporaire (TPS), en rétablissant cette protection ou en leur accordant le Deferred Enforced Departure (DED), un mécanisme présidentiel permettant de suspendre temporairement certaines expulsions.
Cette intervention survient après la fin effective du TPS pour Haïti, le 27 juillet 2026, selon les autorités fédérales américaines. La décision expose désormais des centaines de milliers d’Haïtiens à la perte de leur autorisation de travail et, selon leur situation migratoire individuelle, à des procédures d’éloignement.
Mamdani a indiqué avoir personnellement plaidé auprès de Trump en faveur des bénéficiaires haïtiens. La ville de New York a parallèlement dû réexaminer les autorisations de travail de ses employés anciennement couverts par le TPS et se séparer de ceux qui ne pouvaient établir l’existence d’un autre titre leur permettant légalement de travailler aux États-Unis.
Le maire ne dispose toutefois d’aucune compétence juridique pour décréter lui-même un moratoire fédéral sur les expulsions. Selon la déclaration officielle de la mairie, seul le président Trump peut rétablir le TPS ou accorder le DED aux personnes concernées. Mamdani estime qu’une telle décision apporterait une protection immédiate aux familles tout en donnant davantage de prévisibilité aux employeurs et aux communautés.
L’initiative du maire new-yorkais replace également Port-au-Prince devant une interrogation diplomatique : le gouvernement haïtien a-t-il officiellement demandé à Washington un moratoire sur les expulsions, le rétablissement du TPS ou l’octroi d’un DED, au moment où les conditions sécuritaires et humanitaires en Haïti demeurent invoquées par les défenseurs des migrants pour contester les retours forcés ?

