PARIS, mercredi 12 août 2026 — La France métropolitaine assiste ce mercredi soir à une spectaculaire éclipse solaire partielle, phénomène astronomique au cours duquel la Lune s’interpose entre la Terre et le Soleil. Si l’éclipse est totale à l’échelle globale, notamment sur une trajectoire traversant le Groenland, l’Islande et le nord de l’Espagne, l’Hexagone demeure en dehors de la bande de totalité. L’Observatoire de Paris confirme néanmoins une occultation pouvant approcher 99 % dans certaines zones françaises, particulièrement vers le sud-ouest.
Le phénomène se déroule en soirée, peu avant le coucher du Soleil. À Paris, l’éclipse débute vers 19 h 22, atteint son maximum vers 20 h 17, avec une magnitude de 0,931, puis s’achève vers 21 h 11, selon les calculs astronomiques disponibles. À Bordeaux, le maximum est attendu vers 20 h 24, avec une magnitude de 0,975, tandis qu’à Biarritz, particulièrement proche de la bande de totalité, celle-ci atteint 0,992 vers 20 h 26.
L’événement présente une particularité visuelle remarquable : l’occultation intervient alors que l’astre descend vers l’horizon. L’Observatoire de Paris décrit ainsi, pour la France, une éclipse partielle au coucher du Soleil, susceptible de modifier sensiblement la luminosité ambiante pendant quelques minutes. Le phénomène constitue l’un des grands rendez-vous astronomiques européens de 2026.
Les institutions scientifiques rappellent toutefois que l’observation directe du Soleil demeure dangereuse, même lorsqu’une très grande partie de son disque est occultée. En France métropolitaine, aucune phase de totalité ne permet de regarder le Soleil à l’œil nu : des lunettes spécialement certifiées pour l’observation des éclipses doivent être utilisées pendant toute la durée du phénomène. Une exposition directe peut provoquer des lésions rétiniennes irréversibles.

